mercredi, 23 juillet 2008
Grave méprise, Heure-Bleue...
Chère Heure-Bleue, ton post me pousse à en écrire un pour remettre les pendules à l'heure bleue.
Très chère Heure_bleue, tu n'as décidément rien compris !
Très très chère Heure-Bleue ton amour pour la Merveille t'égare.
Je m'en vais de ce pas expliquer à l'Ours de quoi il retourne réellement !
Donc, écoute bien, fils:
Les enfants, contrairement à une croyance largement répandue, ne sont pas le résultat tangible de l'amour. Ce sont:
- Des réserves de cellules quand on en a déjà un malade, prévoir le matos de maintenance, quoique dispendieux, est toujours utile.
- Des petites choses gênantes qu'il faut amener à l'âge adulte pour assurer nos vieux jours.
Bref, ce sont des gouffres à pognon qu'il n'est pas aisé de rentabiliser.
Grâce à une approche enfin pragmatique de l'éducation, des mauvaises langues sans connaisssances de l'économie diront "l'élevage", on aborde enfin sainement le problème de sa descendance.
Il n'est pas question que ces petites bêtes s'amusent dans leur âge tendre.
Ils doivent, pour être rentables à l'âge adulte, se frotter très tôt à la compétition.
Inutile, donc, qu'ils puissent perdre du temps à rêvasser, jouer ou pire encore, s'ennuyer.
Il faut absolument qu'ils se sortent de l'esprit cet adage idiot: "Il faut travailler pour vivre."
Ils n'ont rien compris !!! Désormais, quoiqu'en pensent les observateurs d'un chômage endémique, il faut vivre pour travailler !!!
D'où l'importance de commencer petit.
- Dès la maternelle, ne pas parler de jouer avec des petites camarades d'origine étrangère, parler plutôt d'un lourd travail sur soi dans le but d'accepter l'autre dans son entièreté culturelle, voire d'oeuvrer à son intégration dans le groupe autochtone.
- Ne pas parler de repos du mercredi. Envisager son remplissage avec des devoirs, et s'il reste du temps, l'occuper à des tâches rebutantes (range ta chambre !).
- Ne jamais parler de jeux, mettre plutôt l'accent sur les "activités d'éveil", autrement exaltantes.
- Leur répéter à chaque instant "tes parents se saignent aux quatre veines pour te donner un bagage solide" (éviter tout de même d'ajouter mezzo voce "j'espère qu'on en récoltera les fruits, avec ce que ça coûte).
- Quand les moyens le permettent, éviter absolument l'école publique, fabrique de futurs chômeurs. Lui préférer l'école privée genre "boîte à bac" pour nourrissons, qui va pratiquer une sorte d'élevage en batterie, efficace pour le remplissage. Bon l'enfant y sera probablement malheureux, mais il faut savoir sacrifier. (surtout les autres).
Après une enfance comme ça, vous pouvez être sûre d'une chose, le petit croira enfin en Dieu.
Evidemment ce ne sera pas une question de Foi. Pluôt d'espoir: Il aura hâte d'accéder au paradis. Où il pourra enfin se reposer...
09:50 | Commentaires (6)

