dimanche, 14 septembre 2008
Quelque part, ça fout la trouille...
Ce matin, je suis parti chez D...ty à la Nation.
J'attends le 26 près de chez moi, quand il arrive j'y monte et attends sagement la station juste avant Nation.
Arrivé au cinq cents diables de ma destination, le machiniste crie "Terminus ! Tous les voyageurs sont invités à descendre ! ".
Les voyageurs demandent, avec l'acrimonie qui sied à celui qui vient de casquer un max un taxi pour se faire lâcher à dix stations de métro de chez lui, "Quez aco ?".
"Ben ! C'est le pape ! " rétorque notre cocher.
Comme tout type obligé de se taper 5 stations de bus à pied après avoir casqué son ticket, l'usager (je n'arrive pas à dire "le client" quand il s'agit de service public) peste "C'est dingue ! Y prend pas l'bus Benoît ! On a mis 100 piges à le virer par la porte et y r'vient par la f'nêtre ! "
Nous sommes jetés (il n'y pas d'autre mot) à la porte de Vincennes et nous voilà partis vers la Nation.
La température est douce et le ciel bleu. Une brise agréable accompagne votre serviteur jusqu'à l'antre où il espère trouver ce qu'il cherche. Un détail me trouble cependant: Que font la tous ces cars arrêtés entre la Porte de Vincennes et la Nation ? Des cars par dizaines, arrêtés comme si l'UMP, ou le PC, voulait montrer sa force une veille d'élection. Non, renseignement pris, ce sont des hordes de pélerins qui se sont précipitées pour assister à l'office célébré par mon pote Benoît aux Invalides.
Après avoir fait mes emplettes je vais au terminus Nation, espérant que dans l'autre sens le bus voudra bien me ramener chez moi.
Ben non.
Benoît sévit encore ! Il m'empêche de renter chez moi.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur je commence le chemin à pieds, achetant sur le marché ce qui manque au déjeûner. Et là, surprise ! Mr le Maire de Paris a décidé de s'occuper de ma sécurité à la manière de Nicoléon et de Rachida. Un truc assez inquiétant pour que même les vieilles dames autour de moi, pourtant prêtes à tout pour rechercher la protection des chaussettes à clous, disent à voix haute " Ca fait quand même peur, ça ! ".
Franchement, on ne sent pas plus en sécurité comme ça ?
Effectivement, ça fout la trouille d 'être protégé par ces lascars.
Franchement, ils ne vous pousseraient pas à changer de trottoir si vous les croisiez un soir en rentarnt chez vous ?
07:00 | Commentaires (16)


