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vendredi, 20 août 2010

Lumière d’août.

Je suis toujours ébloui par la pertinence de l'analyse journalistique en période de vacances.
Cette terrible efficacité dans la technique d’enfoncement de portes ouvertes me charme depuis des décennies.
Quand l’économie se portait mieux qu’aujourd’hui, c'est-à-dire avant les années quatre-vingt, il était de bon ton de remarquer que les couples semblaient plus épanouis pendant le mois d’août que le reste de l’année.
Ces remarquables observateurs découvraient chaque année que la sieste crapuleuse était plus propice pendant les périodes de farniente que pendant les soirées qui suivent une journée de boulot harassant quand ce  n’est pas déprimant.
Bref qu'on était mieux disposé au câlin pendant les périodes de glande que quand on doit aller au charbon tous les jours...

Aujourd’hui, crise économique aidant, si on n'est pas bénéficiare du bouclier fiscal, le choix est limité à « chômer plus pour se faire radier plus entre deux intermèdes de travailler plus pour gagner moins et se faire virer pareil ».
Autant dire réduit...
Donc, la dure réalité aidant, nos sociologues de magazines viennent, si j’en crois la lecture de Slate, de faire une découverte bouleversante :

Les vacances à la maison redeviennent tendance.

A la lumière de ces lectures je me demande si ces fins observateurs de la gent vacancière ne sont pas aussi les paroliers de ces bluettes qui nous assènent des vérités premières telles que  « l’eau ça mouille » et « le feu ça brûle » sur fond de « poum ! tcha poum poum ! »…