mardi, 28 septembre 2010
Libera me (de Libération)
Comme j'en ai assez de lire un quotidien qui, dans les mains du service des abonnements, ne demande qu'à devenir bimestriel par lots de cinquante, j'ai décidé de résilier mon abonnement.
DE même, comme je suis un garçon sérieux, je me suis fendu d'une missive délicate à l'attention des gens chargés de me faire parvenir mon canard préféré.
On me pardonnera de ne pas diffuser mon nom, mon adresse et mon numéro d'abonné.
Ceci afin d'éviter d'être noyé par les propositions enfiévrées d'éditeurs prêts à tout pour diffuser une œuvre aussi riche
A l’attention de celui qui gère tant bien que mal le service abonnement de Libération
Monsieur,
Je ne sais si c’est dû à l’aimable foutoir l’agitation qui semble régner au journal Libération ou à l’incommensurable bordel la pression sur le salarié qui règne à la Poste mais je me vois dans la triste obligation de mettre fin à un abonnement dont la longévité n’aurait été limitée que par la mienne.
En effet, quand par hasard, la Poste se décide à me livrer mon journal du matin, il est déjà plus de 14 heures.
Ce dont je me suis accommodé bien que l’arrivée du journal du matin à l’heure à laquelle est distribué le journal du soir paraisse curieuse à l’acheteur matutinal que je suis.
Admettons aussi que la distribution tardive ne fasse que masquer le côté aléatoire de celle-ci, il arrive en effet que mon journal du matin ( ?) n’arrive pas du tout dans ma boîte.
Je connais le facteur et je vous assure qu’il ne fait pas partie des lecteurs de Libé (ni de quoi que ce soit d’ailleurs, sauf peut-être le Parisien, mais pour les résultats des courses), il ne peut donc en aucun cas être tenu pour responsable de la transformation de mon quotidien en bihebdomadaire.
Je m’en accommode grâce à ce sens de l’humour face aux petites choses de la vie qui fait ma célébrité auprès des sept personnes que je connais.
Seulement voilà, s’est produit récemment un drame. Hier, lundi 27 septembre, de retour en soirée d’un voyage à Paris, je prends dans ma boîte le journal du jour (probablement une erreur de votre service…) et, bien qu’ayant encore en main le Libération acheté le matin, je suis finalement fort heureux de m’être abonné..
L’effet de la lecture d’un journal du matin au matin de sa parution, sans doute.
Manque de chance, aujourd’hui, mardi 28 septembre, à 14 heures, de retour de mes emplettes - oui, à l’aller, vers 11 heures et demie, le journal du matin n’est jamais là, désolé…- donc, au retour, je trouve enfin mon Libé. Pour paraphraser un de vos concurrents, « soudain, le drame ! » c’est le Libé du lundi 27 septembre, celui que j’avais acheté hier le matin même et dont j'avais trouvé un exemplaire hier soir dans ma boîte !
Que vous me livriez Libé avec retard, je veux bien. Que je doive l’acheter au café un jour sur quatre, si le café est bon, ça passe. Mais me livrer le canard de la veille ! Non !
Je m’en vais donc reprendre mes habitudes, le duo café-Libé, qui me coûtera le même prix -en effet le duo « Libé non livré-Libé acheté au café » me coûte le même prix que le duo « Libé au café-café expresso »-
Veuillez donc prendre note que je résilie par la présente cet abonnement.
Salutations.
18:49 | Commentaires (5)

