lundi, 04 juillet 2011
Une intégration exemplaire...
Non ! Le fils d’immigré n’est pas obligatoirement voleur de mobylette !
Il est parfois efficace diront les uns, toujours excité diront les autres.
Un grand savoir-faire insisteront les premiers.
Un gros faire-savoir renchériront les seconds.
Un goût certain -voire immodéré, selon ses détracteurs- pour la notoriété (connue sous le nom de « bling-bling pour les uns », « pipeule » pour les autres).
Malgré tout, le discours de « l’immigré faiseur d’embrouilles » reste très « trendy » chez lui.
Lui qui a fait son service comme technicien de surface bidasse au « Groupe rapide d’Intervention chargé du nettoyage» au ministère de l’Air aime beaucoup nous la jouer « les gars de la Marine »…
Le franc-parler de celui qui pèse soigneusement ses mots avant de lâcher une connerie bien démagogique une phrase « que tout le monde comprend ».
Bref le bagout du lascar qui vend des montres à la sortie du métro Bonne-Nouvelle, celui qu'on ne peut s'empêcher de trouver (presque) sympathique au détour d'un comptoir mais à qui on jetterait un regard méfiant s'il demandait l'heure, des fois que...la montre...Hein…
Ce brave homme, portant beau malgré une taille que les plus indulgents qualifieraient de modeste, nous assène des vérités de comptoir comme s'il en pleuvait.
Vérités qui, comme beaucoup de vérités ne font pas plaisir à tout le monde, surtout que souvent ce ne sont pas des vérités…
Ce fils d'immigré, réchappé des charters, est un exemple d’opportunisme et d’élasticité morale d'intégration réussie.
Qui dira que la France éternelle n'est pas une terre d'asile ? Hmmm ?
Il s'est tellement coulé dans le moule du Français de souche que, tel la confrérie habituelle des piliers de bistrot, il n'envoie pas dire que « si c'était lui, ça tournerait 'achement mieux », que « les charters, c'est pas fait pour les chiens et les Kärcher non plus. »
Dans la réalité, les mots sont à peine mieux choisis.
Sans aucun un effort on admet que c’est un « vrai Français » qui, poussé par un goût immodéré du pouvoir trahi par les politiques s'est réfugié à l'extrême droite.
On peut donc, même en étant de gauche, reprocher à la France éternelle, terre d'asile, d'avoir parfois des ministres de l'Intérieur qui manquent de clairvoyance.
Il aurait été peut-être judicieux, pour la suite de notre histoire de France, qu'en 1948, Jules Moch, l'alors ministre de l'Intérieur, ait professé le même humanisme profond que la cohorte des Brice, Claude et autres Nicolas qui occupèrent le poste depuis 2002.
Il y a gros à parier que Paul, père dudit Nicolas, eût alors été refoulé comme le comme le Tunisien de base à Vintimille, au prétexte « qu'on ne peut accueillir toute la misère du monde ».
Encore un grand homme auquel, avec un peu de discernement, on aurait pu échapper...
Ça nous aurait aussi évité un émule de François Ceyrac proposant, comme je l’ai entendu ce matin, la suppression de la durée légale du travail.
Ces temps-ci, le chemin vers le XIXème siècle se parcourt à vive allure…
08:28 | Commentaires (3)

