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mercredi, 18 janvier 2012

Le Français est trop cher.

Normal, notre spécialité, c'est quand même le luxe...

Cela dit, nous sommes « CDDisés », licenciés, « SMICardisés » en masse, « Temps-partielisés », mal payés, souvent maltraités.
Et ceux qui ne savent même pas que les mois peuvent avoir une fin, pire, qu’elle peut se pointer le dix du mois, ont le culot de nous expliquer que « nous coûtons trop cher » !
Ceux qui vivent au dessus de nos moyens pourraient économiser, au moins leur salive, car nous avons tous bien compris que si le salarié, déjà mal payé, pouvait n’être pas payé dui tout, la compétitivité en serait améliorée.
Madame Laurence Parisot elle-même s’est épanchée sur les ondes ce matin pour nous apitoyer sur le sort dramatique de ces entreprises du CAC40, réduites à sous-traiter leurs études en Inde et leurs fabrications en Chine pour permettre à leurs actionnaires d’acheter du sucre sans attendre les allocations familiales.

Nous ne sommes pas compétitifs !

Tel est le leitmotiv dont on nous rebat les oreilles depuis dix ans.
Le MEDEF devrait peut-être autoriser ça en France.

Et je ne suis pas sûr que ça satisferait nos humanistes du MEDEF car malgré tout, même faible, et bien qu'encore amaigri par les retenues pour hébergement forcé en dortoir ou la ration quotidienne de bouffe, le salaire versé n’est pas nul.
C’est absolument dramatique.
Et ce n’est pas un problème nouveau. Dans les sociétés esclavagistes subsistait le problème de l’hébergement et de la nourriture des esclaves.
Seul le national-socialisme a su avec élégance régler le problème  grâce à des baraquements, grands dortoirs collectifs, absence de salaire, absence de chauffage, quasiment de nourriture –si on peut appeler nourriture une louche d’eau chaude où par chance on peut trouver une fibre de viande ou un grumeau de farine-.
Le rendement de l’ouvrier dans ces conditions est certes faible, mais c’est absolument imbattable en termes de prix de revient.
Les frais de santé et d’inhumation sont réduits au minimum, une fosse que l’on fait remplir des corps de ceux qui ne tiennent pas le régime et que l’on fait couvrir de chaux par leurs compagnons de géhenne suffit largement !
D’ici qu’on nous propose ce système pour récupérer un triple « A » dont on se fout, il n’y a pas des kilomètres…