Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 22 mars 2012

Les extrêmes satyres.

Dénoncer les discours qui glissent plus ou moins discrètement que c'est "l'autre" qui est la cause de tous nos problèmes.
Dire tout haut qu'il est toujours plus facile de trouver des boucs émissaires que des solutions.

Ne pas oublier qu'il y aura toujours
-         Un Juif pour être « le youpin riche » ou « le banquier rapace ».
-        Un Juif pour être « l’assassin du Christ » en oubliant que Jésus était juif…
-         Un Arabe pour être « le voleur de ma mobylette ».
-        Un rebeu pour « agresser un vieux ».
-         Un noir  pour « glander au lieu de balayer».
-         Un étranger pour « profiter des allocs ».
-         Un chômeur pour « frauder la Sécu ».
-         Un Chinois pour nous « voler nos emplois ».
-         Un Polonais pour « réparer nos robinets à la place de nos plombiers».
-         Un Rom pour « piquer notre larfeuille ».
-         Un musulman pour « prier dans la rue ».
-         Un « fondamentaliste terroriste ».

Bref, il se trouvera toujours quelqu’un pour prétendre, comme Tristan Klingsor dans son « Shéhérazade » que

« Je voudrais voir des assassins souriants
   Du bourreau qui coupe un cou d’innocent
  Avec son grand sabre courbé d’Orient. »

Bref, tant qu’à touches plus ou moins discrètes -en fait souvent épaisses-, il se trouvera des malades qui ne conçoivent le monde que comme un ramassis d’étrangers dont on doit au mieux se méfier et que l’on doit au pire haïr, les choses empireront.
Tant que l’on exploitera les craintes des plus faibles pour désigner à la vindicte publique « l’autre dangereux », le beur de base sera indûment contrôlé.
Tant que l’on exploitera la détresse du chômeur pour désigner « le Noir qui pique son emploi » -en oubliant que la seconde précédente on lui reprochait de ne rien foutre et d’exploiter la CAF-, la haine de l’autre croîtra.
Quand on pense que toutes ces « ficelles » sont tirées à loisir par certains qui n’ont guère en vue que la prochaine échéance électorale, et que ces « certains » ne sont pas avares des leçons d’une morale qu’ils piétinent allègrement…

Ce n’est même pas la peine qu’ils aient honte, on a honte pour eux.

Ils me font honte…