Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 25 avril 2013

Le Goût perd ses vers…

 

Heure-Bleue me cherche des histoires.
A propos de mes histoires.
Elle va jusqu’à prétendre que j’ai écrit des historiettes pour vous plaire, lectrices chéries.
Pire, que ces histoires vous plaisent, lectrices chéries, uniquement parce que vous n’êtes pas mariées avec moi.
Bon, je prétends, que dis-je, je sais qu’elle se trompe !
Elle s’est seulement si bien habituée à la perfection qu’elle vient de tomber dans le vrai piège de la perfection, car il y en a un.
Le piège de la vraie perfection ?
La  perfection, telle conçue par le commun des mortels c'est-à-dire totalement exempte de défauts, serait imparfaite par essence.
Et pour cause, elle serait profondément ennuyeuse, exempte de vivacité puisque plus rien n’y serait à changer.
Pour tout dire, la perfection vue ainsi est prodigieusement chiante.
La vraie perfection, elle, telle qu’incarnée par votre Goût chéri est animée.
Il y a toujours ce petit quelque chose à améliorer.
Ce désordre consubstantiel à mon existence.
Certains rangent.
Moi, je fous le balagan.
Heure-Bleue, s’il te plaît, tu évites de parler de mon T-shirt à côté de la corbeille à linge.
Sinon, je le laisse tomber à côté. Comme d’habitude, certes, mais exprès cette fois-ci.
Et c’est la nécessité permanente de ces petites améliorations qui illustre le mieux l’idée de perfection telle qu’entrevue par le philosophe super haut de gamme que j'incarne.
Et du coup fait qu’à mon tour, grâce à ce besoin de retouches, je deviens d'un seul coup, d'un seul l’archétype de cette perfection.
Je vais d'ailleurs arrêter incessamment car je sens venir un autre risque.
Je vais me trouver embarqué sur les flots déchaînés de votre enthousiasme et de votre envie irrépressible de m’arracher à Heure-Bleue.
A tel point que je vais devoir vous repousser avec une gaffe…
Peut-être même repousser Heure-Bleue elle-même.
Une Heure-Bleue qui ne va pas hésiter longtemps à essayer le fil de mon couteau dit « couteau office » sur la peau délicate d'un ventre qui, aux dires du radiologue, n'a pas besoin de retouches pour l'année qui vient...