lundi, 12 août 2013
Pfff...
Jeanmi, commentant une de mes notes, remarquait à juste titre qu’un garçon s’endormait plus souvent avec une veste qu’avec une fille.
On sent dans cette réflexion que, comme chez votre serviteur, il s'agit là du fruit d'un long entraînement.
C’est là qu’on voit le lecteur très au fait de la difficulté de nouer des relations quand on a des idées derrière la tête…
Surtout quand celles-ci sont repérables.
Notamment à l’air niais du garçon qui demande, de l’air de rien qui se repère à deux cents mètres « vous habitez chez vos parents ? » ou toute autre approche du même genre.
Inutile de dire que l’air gourmand, le regard lourd sur la poitrine de la cible, surtout accompagné l’épais « C’est à vous tout ça ? » a peu de chance d’être couronné de succès. Pas plus que la tentative usée jusqu’à la corde depuis 1912 genre « C’est à vous ces beaux yeux ? »
Bon, reconnaissons qu’une fille admet plutôt gentiment, à moins que ce ne soit dû à l’habitude, qu’on puisse n’être pas très adroit dans ses travaux d’approche.
Voire, si elle est dotée d’un sens aigu de l’humour au second degré, que les approches précédentes la fassent rire aux éclats.
Mais le pari me paraît risqué, surtout si le garçon en pince pour la fille au premier regard.
En revanche, non seulement elle sera sévèrement vexée de prendre une veste mais s’il y a une chose qu’elle ne digèrera pas, c’est qu’on rate l’occasion de sauter dessus quand elle est d’accord.
Je vous ai déjà vaguement relaté une historiette comme ça…
Je conseillais même aux jeunes lecteurs qui s’étaient fourvoyés dans ce blog, tout entier dédié à mes lectrices chéries –et à mes trois lecteurs chéris, je sais !-, de sauter sur l’occasion dès qu’elle se présentait et en citais les circonstances les plus propices.
On en déduira que la cible, ci-après dénommée « la fille » est non seulement difficile d’approche, d’autant plus difficile que la proximité recherchée est serrée, mais, Jeanmi l’a aussi remarqué, elle est aussi extrêmement susceptible quand ses travaux à elle passent inaperçus.
La susceptibilité se transforme même en détestation féroce quand lesdits travaux sont ignorés.
Voire en haine farouche quand ils sont dédaignés…
Si on considère que les millénaires passés ont vu la gent féminine rouler dans la farine le « sexe fort » -quelle farce !- avec une aisance remarquable, le remue-ménage qui secoue le « sexe faible » -quelle farce !- depuis une cinquantaine d’années a quelque chose de surprenant.
Contrairement à une bluette, toujours enseignée en philo et probablement concoctée par un célibataire endurci et qui dit « le corollaire du pouvoir est la responsabilité », le fameux « sexe faible » avait jusqu’à présent réussi ce tour de force admirable de détenir le pouvoir, de convaincre le « sexe fort » que c’était lui qui le détenait et, cerise sur ce gâteau, qu’il était donc responsable de ce qui allait merder.
Du moins jusqu’à ce que cet aphorisme célèbre « Responsable mais pas coupable » dédouane périodiquement le détenteur du pouvoir qui a fait une connerie.
Les femmes donc, laissaient les hommes jouer au chef, s’entretuer, aller au charbon et picoler et, si elles payaient parfois un tribut conséquent à nos distractions, ça valait bien l’exercice réel du pouvoir. Même les puissants de ce monde ne convoitaient le pouvoir que pour se rendre irrésistibles, ou la fortune pour la claquer en bêtises pour des danseuses, quels couillons…
S’ils ne jouaient pas tant au chef avec nous, on en rirait.
Un jour funeste, quelques représentantes de ce « sexe faible » eurent l’idée de revendiquer l'égalité avec le « sexe fort ».
C’est là qu’on s’aperçut que les unes n’avaient pas plus de jugeote que les uns.
Parce que les plus virulentes, donc les plus suivies, confondirent avec entrain et conviction, l’égalité et l’identité.
Ce qui rendait les femmes beaucoup moins tentantes. Pourquoi aller mater chez d’autres ce qu’on trouvait sur soi, hein ?
Il y a quelque temps, quelques décennies tout de même, une fille papillotait des yeux d’un air innocent, et les mecs tombaient comme les fruits d’un arbre secoué.
Il semblerait maintenant que les filles doivent aller les cueillir.
Et en faisant attention à ne pas les taler, une accusation de harcèlement est si vite arrivée.
Heure-Bleue me disait hier « les hommes se la jouent rosière maintenant, genre je ne suis pas celui que vous croyez ».
Elle ajouta même « Bientôt, ça va faire comme en Angleterre, il va falloir qu’ils soient tous bourrés pour oser coucher »
Je me suis bien gardé, instruit par la lecture assidue de Elle et Cosmopolitan, de remarquer « C’est bien les femmes, ça, elles coupent les c… des mecs depuis trente ans et après elles s’étonnent qu’ils en manquent pour les draguer… »
Normalement, une note comme celle-ci devrait m’attirer une volée de bois vert de :
- Liwimy.
- Berthoise.
- Milky.
- Mireille. (MG)
- Livfourmi.
- Plume.
- Seringat.
- Tarmine.
- Maevina.
- Lakevio.
- Brigitte.
Mab et Heure-Bleue se contentant d’un désespéré « Pfff… Mon pauvre garçon… »
06:59 | Commentaires (13)

