dimanche, 15 septembre 2013
L’an II. L’an pire ?
On a souvent entendu « On a les gouvernements qu’on mérite ! ».
Comme si le bon peuple était assez nul dans son ensemble pour élire en toute connaissance de cause des élites plus préoccupées de la préservation de leurs privilèges et de l’élection suivante que de l’intérêt général.
Notre ministre de l’Intérieur, plus moraliste qu’efficace, nous explique à longueur de faits divers qu’il faut, tel l’anglo-saxon de base « surveiller et punir » tous ces méchants voyous qui se tuent alors qu’on n’a même pas le droit.
Il nous sort aussi cette ancienne antienne (! Pfff...) qu'il faut absolument lutter contre ce fléau qu’est la drogue qui pourrit la vie de notre jeunesse.
Il ne songe pas un instant à se demander pourquoi nos mômes sont si nombreux à se défoncer pour échapper à la vie qu’on leur prépare…
Ce brave (?) homme, qui fait finalement assez mal son boulot, est plus prompt à faire déguerpir le clodo qui inquiète son épouse devant la supérette de son coin qu’à ramener le calme vers chez moi par exemple.
Il semble en outre oublier que, du fils d’Untel en fils de tel autre, l’éducation n’a pas l’air d’avoir eu l’effet escompté au point de les envoyer en prison.
Quand ce n’est pas directement Untel ou tel autre, les uns et les autres étant ses collègues ou ex-collègues du gouvernement, censément exemples de la vertu républicaine, qui ont tendance à encombrer les tribunaux pour certains et les colonnes des faits divers pour d’autres, entraînés là qu'ils sont par une propension à échapper à l'impôt dont ils définissent pourtant le montant que nous devrons payer, nous.
Je suis un bon citoyen dont l'éducation l'a amené à vérifier que « la vertu de l’exemple » est une méthode d'éducation efficace.
Je suis donc fondé à penser qu'en réalité, ce sont nos gouvernants –qui ne sont pas élus, à l’exception du chef de l’Etat- qui ont les citoyens qu’ils méritent.
Ce qui expliquerait assez bien la recrudescence des incivilités et des exactions diverses qui nous pourrissent la vie…
Nous copions nos exemples, en somme.
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