jeudi, 28 novembre 2013
Le charme peut plier, pas les râbles...
Hier, j’ai finalement été rassuré sur un point.
Contrairement à ce que dit Heure-Bleue quand « elle joue à la petite vieille », elle ne semble pas plus décidée que moi à se reposer jusqu’à la mort.
Nous sommes allés faire quelques achats au Monop’ du bled à côté, celui qui est « de l’autre côté » de la passerelle. Nous avons longuement cheminé le long d’une avenue que nous avons parcourue de bout en bout puis, après avoir continué en direction du Monop’, nous sommes arrivé à un croisement charmant.
Il y avait là une librairie dans laquelle nous sommes entrés. On y sentait l’odeur des vrais livres, pas cette vague odeur de pétrole qu’on sent habituellement. On y sentait aussi le papier d’Arménie. La libraire était tranquillement assise, tricotant devant ses étagères de bois, pas de formica sur montants métalliques, non, du vrai bois d’arbre. Nous avons acheté Télérama, cette revue télé faite pour ceux qui ne regardent ni n’aiment la télé.
Nous sommes enfin sortis et avons continué en direction du Monop’ dont on voyait l’enseigne de ce rouge si particulier et qui l’identifie si bien.
C’est en traversant la rue que j’ai dit à Heure-Bleue :
- C’est là qu’on devrait habiter, tu ne crois pas ?
- Oui, la libraire est adorable et le Monop’ tout près.
Et elle a continué :
- Tu as vu, c’est chouette hein ? Toutes ces maisons, et ça semble calme aussi.
- Oui, on va regarder ça de plus près, je suis sûr qu’on doit pouvoir trouver.
Puis nous nous sommes regardés.
Nous avons dit « Non mais ça va pas ?! »
Et nous n’avons pas dit « Non, c’est terminé ! »
Non, nous avons dit « Faut qu’on se refasse, puis faut qu'on vive aussi... »
Heure-Bleue a ajouté « Faut qu’on vive aussi... »
Mais prêts à un nouveau déménagement.
Du moins dans l’esprit.
Heure-Bleue se demande si ce n’est pas une prédisposition génétique tandis que je me demande déjà quand nous pourrons déplacer nos pénates.
Surtout qu’elle m’a réveillé en sursaut cette nuit, chassée du sommeil qu’elle fut par des voisins « bringueurs » amateurs de rap ou autre musique qui vous sort des bras de Morphée à coups de pieds dans le fondement.
09:17 | Commentaires (9)

