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mercredi, 28 mai 2014

Mythique ? Mi-toc !

Mon monde s’effondre !
Toute ma vie, oui toute ma vie, j’ai vécu parmi les femmes.
Dès l’enfance même car j’avais trois sœurs, une mère et Malika pour me dispenser la tendresse et l’affection dont j’ai toujours eu grand besoin.
Sauf les quatre années passées chez des fous où l’existence des femmes n’était révélée qu’à travers celle plus ou moins hypothétique de quelques exemples piqués au hasard des pages de la Bible.
Le côté positif de la gent féminine représenté par Ève et la Vierge Marie.
L’autre aspect, plus inquiétant et qui remportait les suffrages des Frères n’était que très vaguement abordé et sous forme de mise en garde.
Il y était question de traîtrise au travers de Dalila, cette s… qui avait trahi Samson.
Puis de Madeleine, autre s… à qui le Christ dut dire « Noli me tangere » car elle ne pensait qu’à l’entraîner sur la pente glissante ( !) de la luxure.
Quand je vous disais que ce sont des fous…
On ne me parla que bien plus tard et très vaguement de Lilith, l’adultère et la non soumission à l’homme étant mal vus.
Donc, disais-je, mon monde s’effondre. Un monde où j’ai vécu parmi les femmes et dont on m’a seriné qu’elles étaient, contrairement aux hommes, capables de faire plusieurs choses à la fois.
Je le croyais volontiers, n’ayant pas creusé le sujet mais ayant constaté que ma mère pouvait poser une assiette, m’envoyer une taloche et répondre à mon père que « si c’était pas trop demander, il pourrait quand même amener les couverts que je ne suis pas une esclave quand même, quoi ! »
Plus tard, la lumière de mes jours et d’autres représentantes de la plus jolie moitié de l’humanité m’ont affirmé, selon les moments, que « oui les femmes peuvent faire plusieurs choses à la fois » ou « les hommes ne peuvent penser qu’à une chose à la fois ».
Ce dernier point étant généralement souligné chaque fois qu’on m’a dit « Oui mais non, attention derrière toi ! Tiens attrape ça ! Mais bleu, tu vois. » ou « mais tu ne penses qu’à ça !  »
Ce qui s’est souvent soldé par une plat ou un verre cassé et a conforté Heure-Bleue dans l’idée que non seulement les hommes ne peuvent faire qu’une chose à la fois mais que le sien n’a pas de cervelle et en plus a le diable au corps.
Eh bien, lectrices chéries, cette vision du monde à pris un sévère coup dans les dents hier.
Et grâce à vous.
Ou à cause de vous, tout est affaire de point de vue.
Oui, la lecture de vos commentaires sur la note que j’ai commise hier a sapé les bases d’un univers que je pensais solidement bâti.
Avec un ensemble confondant, vous avez toutes affirmé que vous étiez incapables d’écrire en écoutant la radio !
Vous ! Lectrices chéries et toutes les autres femmes de ma vie !
Vous qui avez toujours été ce phare qui a guidé ma route depuis la naissance.
Vous dont j’escomptais bien, fainéant comme je suis, que vous le feriez jusqu’à ma mort histoire d’échapper à l’effort de me guider moi-même.
Vous n’êtes pas capables d’écrire en écoutant Pascale Clarke ou une autre de ces voix qui font le charme de la radio ?
J’ai l’impression d’avoir été toute ma vie comme un papillon devant une lumière !
Toujours brûlé, jamais éclairé…