dimanche, 01 février 2015
Quand le Goût, comme Mathias, s’endort…
Oui, je sais Mab, je sais...
J’ai honte, mais des fois je ne peux résister...
Voyez vous, lectrices chéries, il m’arrive de m’endormir en rêvassant pendant qu’Heure-Bleue me lit quelques lignes de la revue ou du livre qu’elle lit.
J’aime qu’Heure-Bleue me lise à haute voix quelque chose dont elle pense que ça pourrait m’intéresser.
La sensation de confort qui s’empare de moi est incomparable.
Elle me pousse à me coller contre la lumière de mes jours et parfois à poser une main sur sa hanche.
Comme elle me soupçonne toujours d’avoir des arrière-pensées je m’en tire avec un coup de pied ou une tape sur la main mais ce n’est pas bien grave, occupé que je suis par les gesticulations de Morphée qui m’appelle à grand gestes.
C’est dans ces moments que je commence parfois à songer à la note du lendemain.
Celle qui se sera évidemment enfuie dès mon réveil.
Ces moments où je me demande comment je vais bien pouvoir transformer la séquence Mini-Market en un de ces récits échevelés, que dis-je, épiques, que vous attendez avec impatience.
Ça se construit parfaitement tandis que je m’enfonce dans le sommeil.
Quand les premières scènes du rêve que j’aurai oublié le lendemain se dessinent et m’emportent, la note est prête.
Peaufinée. Équipée du titre qui va faire craquer Mab.
Bref, le truc parfait.
Seulement voilà. Nous sommes ce matin.
Et plus rien ne subsiste de ce petit bijou pourtant parfaitement ciselé auquel j’avais mis la dernière touche vers minuit.
Pffuiit… Evaporé le bijou !
Alors voilà, je n’ai rien à dire ce matin lectrices chéries, j’en suis désolé.
Mais j’espère que vous aurez remarqué que j’aurais réussi à tartiner aussi longuement que le premier Énarque venu sans jamais employer de langue de bois ni de ces mauvaises astuces qui consistent à employer trois mots là où un seul suffit.
Long, léger, vide, sans intérêt...
C’est tout Le Goût quoi…
Mais en bon français tout de même, j’y tiens.
09:51 | Commentaires (8)

