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lundi, 16 novembre 2015

Intervention d’une once…

Ça fait pas lourd, je sais…
Ce matin, en me levant, deux vers me sont venus à l’esprit.

« C’est qu'un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux ! »


Alors, comme je suis quelqu’un de sérieux, j’ai plié ce que m’avaient soudain rappelé ces deux vers, en tout petit.
J’en ai fait une petite boule bien tassée.
Et ai fait comme les gosses pas très sages, je l’ai mise sous le tapis et j’ai bien piétiné pour que ça ne se voie plus.
Qu’il n’y ai même plus une petite bosse sur le tapis.
Puis j’ai allumé les PC et préparé mon café en écoutant France Inter.
En le buvant, je suis venu vous lire, lectrices chéries.
J’ai été heureux de voir que Mab était sortie de son silence.
J’ai commencé par être flatté en lisant certains des commentaires que vous avez laissés chez moi. Puis, comme je suis sensible aux compliments mais pas complètement imperméable à la vraie vie, je dois vous rappeler une triste réalité.
Heure-Bleue et moi ne sommes pas des héros couverts de poussière et les yeux flamboyants, revenant de combats dantesques.
Non non, rien de tout ça !
Faut pas pousser quand même.
Nous ne sommes pas montés au front.
Non.
On a pris le bus pour aller dans le XVIIème, acheter des sardines boire un café avec Imaginer.
A ma grande honte, il me faut même vous avouer qu’on risque moins de se faire regarder de travers à l’angle de l’avenue des Ternes et de l’avenue Mac Mahon qu’à l’angle de la rue Myrha et de la rue Léon.
Bon, d’accord, j’ai franchi une haie de Noirs en complet noir complètement paumés face à la foule des gens venus faire leur courses.
J’ai profité honteusement de la panique de ces pauvres vigiles pour acheter des sardines.
Il est vrai qu’il fallait malgré tout faire preuve d’une bonne dose d’héroïsme pour affronter les caisses et oser sortir ma carte de bancal pour gruger une foule prête à me démonter pour cause de passe-droit immérité.
Mais pas plus, lectrices chéries.
Eh ! Honnêtement, vous ne croyez pas que ce matin, il va falloir autrement de courage pour aller bosser au rebeu qui devra prendre le métro ?