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samedi, 26 décembre 2015

Si l’époux l’est, l’es tu ?

Comme disaient ma salade et la femme d’Horace
« Je suis romaine hélas puisque mon époux l’est »
Brin de Broc est vraiment très gentille.
J’adore quand une de mes lectrices chéries me pose une question.
Je n’y réponds pas forcément mais les jours comme aujourd’hui, où je ne sais absolument pas quoi vous dire –si, si, ça arrive- ça me donne un sujet.
Je ne suis pas sûr que ça va vous intéresser mais je vais vous le dire quand même.
Ceux que ça ne branche vraiment pas peuvent lire autre chose.
D’autres blogs, par exemple.
Même des livres, c’est bien les livres.
Cest même très bien.
Bon, pour en revenir à mon mouton, Brin de Broc me demandait
« Alors ???? Qu’avez-vous donc mangé ? »
Eh bien, nous avons commencé avec une salade accompagnée de gésiers tièdes et d’œufs pochés tièdes eux aussi.
Vu que nous avions bu plus que d’habitude la veille que c’était même pas la veille puisque c’était déjà demain c'est-à-dire hier quand nous somme arrivés à la maison alors on est revenu à pied pour dissiper des vapeurs de Croze-Hermitage qui valaient au moins quatre points de permis.
Vous avez vu ? Je m’entraîne à parler comme le petit Nicolas. C’est pour quand je serais gâteux.
Après cette salade, engloutie avec un Chardonnay qui a duré quasiment le repas car on ne peut pas picoler comme ça chaque repas, tout le monde a fait honneur au plat.
Heureusement parce que le menu avait été choisi il y a une semaine par Merveille.
J’aime bien préparer à Merveille ce qui lui fait envie.
Quand c’est prêt, elle « pignoche » et je suis presque déçu mais quand je la ramène chez elle je m’aperçois qu’elle a tout mangé parce qu’elle n’a pas arrêté de picorer toute la journée.
Elle a un petit estomac, elle est vite rassasiée, c’est vite digéré et elle a rapidement « un petit creux ».
Un piaf vous dis-je.
Hier, toute la famille, sauf moi qui suis très sage, a pris et repris du poulet que j’avais préparé.
Une volaille farcie.
C’était une farce faite avec du bœuf, des foies de volailles et du foie gras, une gousse d’ail, un oignon, du sel, du poivre, du persil et une pincée de cumin.
Ça paraît compliqué mais non, le plus dur, ce n’est pas de faire la farce ni de refermer le poulet avec cette andouille de ficelle élastique qui fout le camp et que ça déborde, non, ça, ça va.
Non, le plus em…bêtant, c’est éplucher des grenailles.
C’est bon mais c’est petit.
C’est vrai quoi, personne n’aime les pommes de terre cuites avec leur peau.
Franchement, lectrices chéries, ça vous viendrait à l’idée de faire cuire des pommes de terre avec leurs épluchures et d’habiller votre flemme de noms ronflants genre « robe des champs » ou « pommes en chemise » pour faire passer la chose ?
Bref, il n’y a plus rien.
Ne restent que des millions de traces de doigts de P’tite Sœur sur toutes les vitres.
Et Merveille qui a fait un peu la tête parce qu’elle n’aime pas partager notre maison avec des autres, surtout sa petite sœur…