jeudi, 14 janvier 2016
Oh les filles, oh les filles !
Ouaip ! C'est exactement ça...
Hier, c’était Merveille.
Comme souvent, nous allons chercher Merveille à l’école.
Cette fois ci, le palmarès de la classe a montré que si Merveille est toujours dans le peloton de tête, il s’en faut d’une place pour qu’elle fût sur le podium.
Alors elle a fait un peu la tête…
Comme elle est assez susceptible je n’ai rien dit puis j’ai déposé son cartable chez ses parents avant de nous en aller manger quelque chose.
Depuis quelque temps et pour un long moment je le crains, « L’Opération Cartable » est plus délicate.
Il n’est plus question que je monte chez l’Ours, le cartable de Merveille à la main sinon, à peine la sonnette pressée on a droit à « Papiiii !!! Papiiii ! » et une P’tite Sœur qui court partout à la recherche d’habits pour sortir avec Merveille et nous.
Je suis donc allé déposer le cartable sur le palier, ai appelé l’Ours au téléphone et l’ai prévenu pour qu’il le récupère
L’humeur de Merveille s’adoucit en allant manger une crêpe et en revenant à la maison par la « Coulée Verte ».
Heure-Bleue, souffreteuse au lever, avait d’avance laissé tomber son imitation de Violetta dès qu’elle vit qu’il faisait beau et qu’on allait sortir de la maison.
J’ai eu froid tout au long du chemin de retour.
Le temps était beau mais sec et froid.
Merveille dansait, sautillait et vidait la batterie de mon appareil photo, s’attachant à fixer de petites choses à peine vivantes.
Ça nous a pris exactement, de retards en retours vers des choses intéressantes, près de deux heures.
Cent-dix minutes exactement.
Heure-Bleue marchait, le manteau largement ouvert, vêtue d’une chemise et d’un vague truc aussi épais que sa retraite.
Tout ça m’a fait une nouvelle fois me poser la question que je me pose depuis que j’ai croisé une « claire » de près pour la première fois : « Mais elle n’a donc jamais froid ? »
En vrai, comme je suis « malpoli » quand je cause in petto, je me suis dit « P… ! Mais jamais elle a froid ? »
Pris d’un doute quant à ma complexion j’ai demandé à mes deux amours ce qu’elles pensaient du temps.
« Mais il fait très bon ! » m’a dit Heure-Bleue.
« Maiiiiis enfin Papi… !!! Mamie s’est trompée, il fait tiède !!! » a affirmé Merveille.
Arrivées à la maison, Heure-Bleue et Merveille se sont livrées jusqu’au soir à une activité « de filles », le tri et le commentaire du tas de sacs à mains entassé au cours des années par Heure-Bleue.
Charge à moi évidemment de le ranger dans le haut du placard, les deux dérangeuses étant trop petites pour le faire.
Alors quand la lumière de mes jours me dira –ce qui ne saurait prendre plus de deux heures- « tu ne ranges jamais, tu mets le souk ! » je saurai quoi dire.
Enfin, je saurai pourquoi je me tais…
Le plus dur, dans cette journée est le moment où Merveille commence à être fatiguée.
Comme vous le savez, Merveille mange comme un moineau, c'est-à-dire tout le temps.
D’ailleurs, comme les oiseaux, il lui faut du carburant en permanence.
Ça ne paraît pas mais maintenir une ablette à 37°C, faut de l’énergie..
Elle dormait debout quand je l’ai ramenée chez ses parents.
Ça, ça m’a bien reposé.
Ça fait comme Heure-Bleue, quand elle dort ça repose tout le monde…
08:53 | Commentaires (17)

