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mercredi, 20 avril 2016

Tels Guillaume, les petits suisses…

Hier, j’avais fait des efforts.
J’avais commencé par un désaccord avec la lumière de mes jours.
Oh, rien de grave, une histoire de petits suisses.
Il y en avait, j’en étais sûr, deux dans le réfrigérateur.
Je le sais, je les avais gardé pour les mettre dans le poulet afin qu’il gardât le moelleux espéré.
Ces foutus petits suisses avaient disparus, emportés j’en suis sûr par les lutins ou les Martiens.
Mais si, vous savez bien, lectrices chéries, ces farceurs qui vous piquent votre gomme et qui la remettent sous vos yeux quand vous en avez déballé une neuve…
Heure-Bleue, qui s’était éblouie toute seule de se lever si tôt, alla jusqu’à proposer d’aller acheter les petits suisses disparus.
J’ai failli tomber à la renverse.
J’ai regardé l’heure.
Elle partit à la salle de bain.
J’ai craint un moment que les petits suisses n’arrivassent trop tard au point de fondre dans un poulet déjà cuit.
Mais non !
J’ai préparé une mayonnaise avec un peu de paprika, mis les pommes de terre dans le plat, rincé et réservé les haricots verts, décortiqué les crevettes, épluché la mâche qui les habillerait.
Puis j’ai attendu pour préparer les avocats.
J’avais la hantise la veille qu’ils fussent aussi durs que des procureurs, mais non…
Évidemment, l’un des quatre était un avocat marron.
Il finira dans mon assiette.
Nos invités sont arrivés.
J’aime beaucoup nos invités.
J’ai vérifié que la moitié femme de nos invités avait toujours les yeux verts que je lui connais depuis l’été 2007.
J’ai constaté une fois de plus qu’il est inutile de faire la conversation.
Lui et moi avons échangé quelques mots mais surtout écouté.
Nous avons bu un vin blanc à deux points de permis.
Puis un vin rouge à au moins quatre points.
Le cru le plus répandu a été délaissé.
J’ai noté le peu de succès de la Volvic…