mardi, 31 mars 2026
Il y du « Censure les murs » et pas que...
Ouais, bon, je sais…
Samedi, Heure-Bleue et moi sommes allés traîné dans le plus vieux quartier chinois de Paris.
Non, ce n’est pas le XIIIème arrondissement, c’est le IIIème arrondissement qui vit arriver en 1920 les Chinois fuyant la Chine qui hésitait entre empire et république en allant à la « chasse aux pas d’accord ».
Cette immigration, venue de Wenzhou, les « wench » est restée célèbre par les maroquiniers du rectangle des rues Beaubourg, Gravilliers, Temple et Réaumur.
Cette communauté donna donc naissance, nécessité fait loi, à une foule de petits restaurants dont certains, grâce à un talent commercial mais aussi culinaire éprouvés, devinrent un lieu qu’on se transmet de bouche de Parisien à bouche de Parisien en chuchotant histoire d’éviter ça :
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés chez « Happy Nouille » pour la seconde fois en une semaine.
C’est cette dernière fois que nous avons constaté que les Chinois sont très forts.
Non seulement ils se sont planté sur notre plat mais nous l’ont à peine arrangé en y adjoignant un bol avec le bouillon qui était en trop dans notre commande mais en sortant nous ont donné une leçon de morale sur la nécessité de bien comprendre ce que nous commandions.
J’ai craint un instant qu’on me facture les cinq minutes de bidouillage de plat erroné.
Crainte superflue, on nous attend pour un prochain déjeuner sans erreur.
Erreur de notre part évidemment…
Ce fut néanmoins un déjeuner délicieux, un poil trop épicé.
C’est ce qui m’a éclairé sur les progrès fulgurants de la « RPC » dans le domaine spatial.
J’ai soudain compris qu’ils remplissaient les réservoirs de leurs fusées avec la sauce de leurs « nouilles au porc haché » mélangée au bouillon de la soupe.
Rien que ça, vous gagnez une journée sur le voyage Terre-Lune qui dure normalement quatre jours…
Ce fut un délicieux après-midi agrémenté d’une longue visite de notre ancien quartier, celui où « l’Ours » a grandi…
Nous sommes sortis pour boire un café ailleurs et en passant devant le square du Temple, face à la mairie où nous nous sommes mariés il y a… bon ça va, nous avons eu l’attention attirée par quelques reproductions accrochées aux grilles du square.
Une nous a fait saisir la chance de vivre -pour quelque temps encore- dans une démocratie sociale, libérale et pas trop « cul serré ».
J’en veux pour preuve cette œuvre de Goya appelée « Censeur » par un Iranien qui trouve que frustrer les admirateurs de la duchesse d’Albe à coups de peinture noire était dommage.
Il est vrai que quand on voit le déroulement des trois versions de l’œuvre de Goya, on peut être légitimement inquiet de ce qui risque d’arriver si notre République devient un état théocratique.
07:00 | Commentaires (0)






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