jeudi, 16 février 2006
Malheur à celui par qui le scandale arrive...
Un des slogans qui fleurissaient sur les murs de 68 disait "Il est plus facile de militariser un civil que de civiliser un militaire."
Ce me semblait assez vrai.
Aujourd'hui, je me demande si, en plus, le civil au pouvoir n'est pas un militaire déguisé.
Hier soir, le petit écran qui me renseigne (du moins je l'espère) sur ce qui s'est passé dans le monde s'est laissé aller à montrer des photos qui en disent long sur l'aspect humain de l'humanité...
On se doute bien, l'Histoire le montre, que s'il y a conflit, il y a bavures et je ne suis du genre à faire des histoires pour rien.
Mais tout de même, un pays dont je ne citerai pas le nom pour éviter de faire de la peine à Donald Rumsfeld, un pays qui nous explique qu'il existe pour faire régner la morale, progresser la liberté et répandre la démocratie dans le monde de brutes dans lequel nous vivons, vient de nous montrer, photos à l'appui, qu'il peut y avoir des excès regrettables dans la lutte contre l'obscurantisme, la dictature et les entraves à la loi du marché.
Certes, on peu s'attendre à tout, surtout au pire, d'une société qui exclut d'une école primaire, pour harcèlement sexuel, un gamin de six ans car "il a touché la peau d'une camarade de classe" et qui, en même temps, ne regrette des bavures commises par son armée que leur diffusion dans la presse.
L'embarras tout relatif du porte-parole de la Maison Blanche ajouta au mien.
J'ai l'impression désagréable que JC, a été mal compris en disant "Malheur à celui par qui le scandale arrive." (Matthieu ch XVIII, v 7).
A moins que je ne fasse preuve d'une candeur coupable...
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