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samedi, 18 février 2006

Vous avez dit intello ?

Hier soir, vendredi donc, poussé par une soif inextinguible d'étendre ma culture, je me suis complu à voir -j'allais écrire regarder mais ce serait mentir- la série policière du vendredi soir sur A2.
Eh bien, non seulement je me suis complu à regarder une m..., mais encore j'ai eu du mal à la comprendre.
Là, il était question d'une jeune femme, commissaire de police de son état, allant mener une enquête en Belgique.
On se demande pourquoi, d'abord a-t-on le droit de piétiner les plates-bandes des flics belges, ensuite, n'a-t-on pas assez de crimes et délits chez nous qu'on éprouve le besoin d'aller en chercher chez nos voisins ?
Après de vagues soubresauts qu'on aurait beaucoup de mal à prendre pour des péripéties, l'épisode se termine par la victoire du Bien sur le Mal (incarné par un flic belge...) et notre commissaire en larmes après rendu son insigne et son arme.
Elle avait gagné la bataille mais perdu une amie, coupable de trucs indéfendables qu'elle défendit tout de même.
Imbécile que je suis, je crus, bien après avoir éteint le téléviseur, qu'elle pleurait son amie.
Un retour sur la dernière scène et un éclair de lucidité me firent comprendre brutalement qu'elle pleurait, non la perte d'une amie, mais la perte d'un avenir radieux de fonctionnaire, exempt d'ANPE, d'ASSEDIC et débouchant sur une retraite précoce et quasiment dorée. La perte d'un beau métier où la bavure vous valait un séjour dans un commissariet de province, où la vie est plus calme, au lieu d'un licenciement pour faute lourde...