samedi, 08 avril 2006
On nous a bien eu...
Il y a quelque temps, sur un autre blog, j'avais commis une note sur notre dette publique, j'y écrivais, entre autres, qu'il ne fallait pas se tracasser, que nos bambins ne verraient pas, dès leur naissance, leur berceau tapissé de papier bleu.
Du strict point de vue de la position des créanciers -nous- et du débiteur -l'Etat-, c'était tout à fait vrai.
Seulement voilà, en ces temps troublés de la priorité financière sur toute autre considération, il semblerait que nos chères têtes blondes aient à supporter un fardeau pour le moins curieux: Celui de rembourser à d'autres l'argent que l'Etat a emprunté à leurs parents.
Au hasard de mes lectures, j'ai en effet appris que la puissance tutélaire censée veiller sur l'intérêt général, le nôtre en l'occurrence, avait renfloué, fort mal, ses caisses en vendant quasiment la moitié (~500 milliards d' €) de sa dette à des investisseurs étrangers.
Nos élites, toujours partantes pour boucher le trou d'aujourd'hui en creusant un plus grand trou pour demain, parodiant Louis XV, "Après moi, le déluge !" sont en passe de réussir un exploit mirifique: Nos enfants et petits-enfants devront rembourser à des fonds de pension étrangers des sommes empruntées de force à notre génération !
Tant que ça restait chez nous, on pouvait se dire en ricanant que l'Etat nous demandait de rembourser l'argent qu'il nous avait emprunté, maintenant, nous devrons, d'une façon ou d'une autre, rendre à d'autres ce qu'on nous a emprunté...
Une lueur d'espoir (?) toutefois subsiste, grâce au CPE, CNE et autres cogitations douteuses de ces mêmes élites, nous serons insolvables...
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