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jeudi, 01 mars 2007

J'ai pas de solution mais j'ai un coupable !

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J'écoutais les infos (je suis accro à la politique) et plus particulièrement celles qui traitent de l'économie.
J.M.Sylvestre est en vacances, d'autres peuvent donc donner leur avis sur la marche du monde sans se faire traiter de communiste -voire de "Moscoutaire"- quand ils remarquent que le déséquilibre entre le capital et le travail penche de façon un peu voyante du côté du capital...
Pendant ses vacances je profite pleinement des analyses de dangereux gauchistes -tels B.Maris- mais, malgré tout, je constate avec un certain désarroi que finalement, ils connaissent assez mal leur boulot.
Je m'explique: on nous rebat les oreilles du manque de compétitivité, qui nous coûterait des part de marché à tire-larigot, du coup on évitera de faire remarquer à ces émules de Friedman que l'Allemagne, qui verse des salaires plus élevés, des retraites plus élevées, travaille plutôt moins que nous en heures/semaine, a une productivité plus faible que la nôtre en $ de PIB par heure de travail, bref ils travaillent moins, sont payés plus chers et sont moins productifs.
Donc, malgré ces handicaps qui, s'ils se présentaient chez nous seraient "insurmontables et nécessitent des réformes urgentes", l'Allemagne a une balance commerciale insolente, une croissance supérieure de l'ordre de 31% à la nôtre (2.5% vs 1.9%).
Je pense avoir une idée sur le pourquoi de la chose. Contrairement à ce que l'on entend ressasser à longueur de bulletin d'infos, ceux qui ne sont pas compétitifs ne sont pas les salariés (pas payés assez chers pour avoir réellement un impact sur les coûts), pas les charges (les entreprises sont, de plus en plus, exemptées de charges, de peur qu'elles ne délocalisent, le smicard fraîchement embauché, pour peu qu'il ait plus de 50 ans voit sont salaire versé à 30% par le contribuable), pas l'impôt sur les bénéfices, pas plus élevé qu'aux USA avec leur croissance de plus de 5%, pas la peur de la spoliation des héritiers des entreprises par un état tentaculaire (les droits de succession sont, en France les plus bas du monde occidental).
Ne reste qu'un coupable. Celui qui empêche l'investissement faute de moyens, celui qui empêeche toute recherche et développement, faute de retour assez rapide, celui qui empêche toute redistribution de la richessse, qui pourrait relancer la croissance, celui qui voit sa mise rapporter 5 à 7 fois le taux d'inflation (même les banque, pourtant rapaces et cyniques n'osent pas).
Je viens de citer le fauteur principal du manque de compétitivité de la France : L'Actionnaire ! Il empêche le citoyen de dépenser, lui-même ne peut dépenser tout ce qu'il a, bref c'est un frein !
Il faudrait effectivement procéder aux réformes nécessaires, pas forcément de la façon prévue par J.M.Sylvestre, mais s'il a une once de bonne foi, il admettra sans doute que son patron est coupable...