vendredi, 04 juillet 2008
Au départ, c'était plutôt une bonne nouvelle, mais...
Comme l'a fait remarquer Karmara, citant France Inter qui citait Rousseau (qui manifestement citait un tyran quelconque), "la terreur et la pitié sont les deux sentiments capables de mouvoir l'âme humaine".
Je crains fort que ce brillant esprit et ses admirateurs exégètes n'aient perdu de vue un autre sentiment qui commence à se faire jour dans mon petit coeur habituellement sensible: l'agacement.
Certes, je suis ravi qu'elle soit libre, mais si ça continue à me saouler toutes les heures, je vais bientôt regretter qu'elle n'ait pas été exécutée par ces faux communistes comme "complice des vils exploiteurs à la solde des grands monopoles capitalistes"...
Les media sont bien plus discrets sur le fichage des gosses et leur "profilage", ethnique, politique et autre dès la maternelle.
Et pourtant, ça, ça me paraît bien plus important, car ça, au moins, ça concerne un peu plus de cent personnes (l'otage, ses deux gosses, les hommes politiques qui s'en glorifient à tort et la meute médiatique qui va vivre de cette libération pendant quelques jours, peut-être quelques semaines s'ils savent tirer à la ligne).
Mauvaise langue que je suis, je vais même jusqu'à penser que certains producteurs d'émission se grattent la tête en se demandant ce qui aurait été le plus rentable: torturée ? exécutée ? libérée ? Aaaahhh... si en plus elle s'est fait mettre la main au panier par un guerillero... là ça va le faire...
Manque plus qu'un discours de Nicoléon pour que je lance un contrat sur la tête d'Ingrid Betancourt.
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