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mercredi, 09 juillet 2008

Les extrêmes satyres...

J'vais t'dire, plus t'as pognon, moins t'as d'principes.
L'pognon c'est la gangrène de l'âme.
(Maurice Biraud dans "Les pissenlits par la racine.")


A quoi peut bien nous servir un état ?
Vous avez remarqué ?
Depuis quelques années, et ça s'est sensiblement aggravé depuis que notre nabot énervé a été élu, l'état a une fâcheuse tendance à se défausser de tout ce qui peut servir le citoyen.
Un certain nombre de ce que l'état d'alors et le citoyen considéraient comme des services publics disparaît.
Il semble que, depuis que Fedex, UPS et autres DHL se sont installées en France et font payer à prix d'or leurs livraisons, un service que la Poste rendait pour une somme raisonnable même dans les bleds les plus reculés soit devenu inacceptable.
On peut, à la limite, se demander à quoi peut bien servir un état s'il n'assure guère que la sécurité des mieux lotis, s'il n'assure plus la santé, l'éducation, la présence des services publics à une distance raisonnable des habitants, les transports à un prix égal pour tous les citoyens, etc.
Finalement, s'il se défausse de tout ce qui l'emmerde et est pourtant de sa responsabilité.
S'il doit se résumer au département des Hauts-de-Seine (pour le pognon), une partie de la côte d'Azur (pour avoir accès aux yachts des potes) et à Villacoublay (pour atteindre le yacht des potes en avion), et l'Elysée (pour loger le chef quand il n'est pas sur le yacht des potes ) autant filer tout de suite 500 millions d'€ à Nicoléon et qu'on soit débarrassé de ce type qui nous fait honte et qui n'œuvre que pour appliquer ici une politique dont même les gens de Washington ne veulent plus chez eux. (le 27 juin au matin, il était assez savoureux de lire dans le New-York Times ceux qui sont chargés de faire tourner les USA réclamer non seulement des règles mais qu'en plus elles soient appliquées...)
Aujourd’hui, nozélites ont frappé un grand coup, profitant des vacances avec le courage que nous leur connaissons, nozélites ont décidé qu’à défaut de gagner plus, on travaillerait beaucoup plus pour gagner pareil, voire un peu moins.
Dans une catégorie qui me concerne (encore un peu), il est fortement question de considérer comme normal de travailler jusqu’à 282 jours par an. Avec, tout de même une limite : 13 heures par jour.
L’année comportant (au moins jusqu’à récemment) 365 jours, en retirant les 52 dimanches et les 25 jours de congés payés (qu’il sera sous peu certainement question de ramener à 2 semaines…) il restera dans l’année quatre samedis pour dormir…

Je verrais bien Victor Schoelcher sorti vite fait du Panthéon pour être expulsé par Hortefeux. Ces temps-ci, un type qui est contre l’esclavage ne peut pas être un vrai Français .