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samedi, 24 janvier 2009

Commentaires sur les guerres d’ego…

Aujourd'hui, j'ai décidé (pas de raison que seul "Machin" ait le droit de décider) de ne pas être "consensuel".
On ne peut décemment m’accuser de sympathie envers le césarisme, fut-il démocratique.
D’ailleurs, ma position de ricaneur face à l’idée d’un homme fort, avalisé par « le peuple » et leader charismatique, sort renforcée à la lecture d’un articulet plein de fautes (c’est une denrée courante sur Yahoo Actualités).
Il y eut, figurez-vous, des « élections » à l’UMP ce samedi.
Et c’est là qu’on voit bien l’inutilité du Parti Communiste : En effet, qu’a-t-on besoin d’un tel parti pour se faire élire avec un score soviétique ?
Imaginez que « la troïka » qui sera censée emmener le parti a été non pas élue mais plébiscitée par 93% des votants !
Imaginez que J.P.Raffarin, chef-vice-président, celui qui , sera secondé par trois vice-présidents, le tout recueillant 93% des voix, a recueilli 90% des suffrages.

Là où je crains fort un retour en force du césarisme, c’est quand à la tête du parti de la majorité, et encensant le président à grands cris, on trouve trois ministres en exercice, dont deux Ministres d’Etat.

J’en étais resté naïvement à une époque, de plus en plus lointaine semble-t-il, où le Président et son gouvernement étaient censés être au service de tous les citoyens du pays, où le Président et ses ministres abandonnaient illico, dès leur élection ou leur nomination, toute activité partisane ou position dans le parti dont ils étaient issus pour se consacrer à leur tâche au service de tous.
Eh bien, je dois déchanter et m’inquiéter.
A partir de dorénavant, ce sera comme désormais, le Président décidera, le Parti obtempèrera, et, pour être sûr que le Parti suivra, ses vice-présidents seront « élus » avec 90% des suffrages et seront directement choisis parmi les membres du gouvernement.
Quelle importance si ça nous mène à une « dictature soft », de moins en moins « soft ».
Si notre illuminé se penchait un peu sur son boulot, il se serait aperçu qu’il a prôné un système au moment où il craquait de partout.
Il se serait aperçu qu’il nous y emmène à marche forcée au moment où le système s'effondre.
Que le président qu’il avait pris comme modèle a renié le système en question pour cause de crise gravissime du système
Bref, notre chef à nous (béni soit son nom) non solum errat, ce qui est humain, sed etiam perseverat, ce qui est diabolique...
Pire encore, il est aveugle et sourd, ce qui est bien emmerdant quand on conduit.
Surtout quand on conduit un pays.