mardi, 21 juillet 2009
L'art d'être grand'père
Aujourd’hui je vais vous parler d’autre chose que de ma radio qui me truque les nouvelles du monde.
Je vais vous parler d’une chose qui me tracasse à propos de la Merveille et des millions d’autres rejetons, probablement délicieux mais dont aucun n’arrive à la cheville de notre Merveille à nous.
Que d’abord c’est elle la plus belle.
Même ses défauts sont mieux que les qualités des autres. Et tac !
Vous, parents, voire pour certains que je connais, grands parents, avez sûrement remarqué que « de not’temps » comme disait ma mère, dès qu’il y avait conjonction entre l’été, propice au déshabillage, et un âge variant d’un ans et demi à deux ans, les bébés devenaient d’assez bonne grâce des adeptes du pot, voire, pour les plus avancés, des toilettes.
Vous avez sûrement remarqué aussi, grâce à une perspicacité qui vous fait honneur, que depuis quelques années, une vingtaine dirais-je, l’âge en question recule au fur et à mesure des progrès des « petits élastiques, là » et des « je m’en vais de ce pas le dire à ma maman ».
L’âge peut atteindre aujourd’hui 3 ans, et, pour les plus cossards l’âge canonique de 4 ans.
Après mûre réflexion et surtout de nombreuses expériences de change de la Merveille je me suis rendu compte que cette flemme était principalement due au confort des couches modernes.
Non seulement elles coûtent un œil mais elles garantissent un confort inégalé au séant de nos rejetons.
Passer une sieste de quatre heures profondément endormie et en sortir le cul parfaitement sec alors qu’on a pissé des litres nous fournit une explication rationnelle quant au retard de nos chérubins.
Autant on peut comprendre la hâte des bébés des années soixante à courir au pot, les fesses trempées et violettes d’irritation, autant la flemme des gamins depuis une vingtaine d’années, les fesses roses et sèches est compréhensible.
Pourquoi perdre un temps précieux à aller au pot alors qu’on peut le mettre à profit pour emmerder papy et mamie ? Hmmm ?
Puis, servi par une expérience de la vie qui m’a montré que le bien-être de son prochain n’est jamais le moteur principal de nos actions et encore moins celui de MM Procter & Gamble (Pampers), Kimberley-Clarke (Huggies) ou Georgia-Pacific (Lotus), une idée m’est venue.
Quelle entreprise ne sacrifierait pas un peu de sous dans la recherche si celle-ci devait lui permettre de fourguer son produit pendant trois ou quatre ans au lieu de dix-huit mois ou deux ans ?
Du coup, je me demande si je ne vais pas langer la Merveille avec de la toile émeri dès la semaine prochaine.
Je parie que si ses parents et Heure-Bleue ne me jettent pas en pâture aux media, la Merveille est propre pour la fête de l’Assomption…
09:29 | Commentaires (20)

