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mercredi, 09 septembre 2009

Les loges de la folie

Nous sommes partis, frappés brutalement par le « syndrome-Diaspora » .
Pas du tout avec la peur au ventre d’être partout considérés comme « bons à faire » mais il faut se plaindre. Plaignez nous !
L’exil, sans les plaintes, c’est rien que du tourisme…
D’abord l’Angleterre, où, comme prévu, il fait froid et il pleut. Ca commence comme ça.
Il faut évidemment éviter de manger car à Londres tout est prévu pour mourir jeune d’accident cardio-vasculaire.
Rien qu’à regarder les menus  je sens mes artères se boucher.
L’odeur de friture des rues de Covent Garden m’a fait prendre trois kilos au bas mot.
En plus, à me promener dans la ville , je soupçonne les Anglais d’être profondément masochistes : Leur plus belles places et avenues ont toutes des noms de défaites…

En prime, Heure-Bleue, malgré mes avertissements à la lecture de la plaque de la porte d’entrée,  m’a entraîné dans un charmant jardin public qui n’était pas public du tout.
Evidemment la porte était ouverte, j’ai suivi mon âme damnée.

Bilan ? Nous nous sommes trouvés enfermés dans Bedford Square, devenu propriété privée appartenant aux propriétaires des immeubles entourant le square.
Bon, vaut mieux être squatter à Bedford Square  que dans une usine désaffectée à Liverpool, mais tout de même…

Après quelques jours chez notre Tornade préférée, nous voilà partis vers la Bosnie, via la Croatie où nous avons passé quelques jours délicieux (eh oui, quand il fait beau et chaud, je préfère.)
A l’arrivée à Dubrovnik, la sensation d’exil s’estompe , on se croirait rue Oberkampf : Des Yougos partout !
La Croatie, c’est bien. Il fait tellement beau que tu bronzes même la nuit ! (essayez donc d’écrire avec l’accent pied-noir au lieu de vous moquer, vous verrez, c’est pas si facile !).
Après, la Bosnie. C’est comme la Croatie sauf qu’ils sont tous fous et qu’il n’y a que des étrangers, nous n’étions que trois Français…

Je vous raconterai la suite un peu plus tard.