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vendredi, 18 décembre 2009

En attendant la fin de la crise, les congères.

C’est l’hiver.

Malgré une récurrence avérée depuis un certain nombre de millénaires, cette saison semble toujours surprendre au moins une partie de mes concitoyens.
Les journalistes et les automobilistes, entre autres.
Je ne parlerai pas des compagnies aériennes pour éviter de leur mettre la honte.
C’est à se demander comment se débrouillent les Canadiens, les Sibériens ou les Norvégiens. Ces pauvres sont obligés de se dépatouiller d’un hiver de sept à neuf mois. Quand il n’est pas permanent.
Imaginez le pilote qui assure la liaison Arkhangelsk-Mourmansk ou Arkhangelsk et une ville des monts Verkhoïansk (la température en hiver y atteint -70°C)…
Voilà des gens qui seraient en droit de se plaindre et pour qui le réchauffement de la planète serait plutôt un truc intéressant.

Nous, on est paralysé dès que la température atteint péniblement -3°C.
Et, ô surprise, des fois il neige.

Comme disait Coluche « des fois, tu t’demandes… »
Je ne voudrais pas avoir l’air de faire une remarque triviale, mais en France, il neige quasiment tous les hivers. Et depuis longtemps.
Alors pourquoi cet air de surprise indignée de l’automobiliste ou l’air catastrophé du présentateur du journal ? Hmmm ? 
Les mêmes, gamins, se sont pourtant éclatés à jeter des boules de neiges à la figure de leurs petit camarades ! Surtout les plus petits, c’est moins risqué.
(Ils n’auraient pas dû, après on les retrouve président de la république et ils se vengent en nous cassant la Sécu)

Je soupçonne qu’ils sont inquiets parce qu’ils ne peuvent pas nous parler de la pluie et du beau temps.
Alors que, pendant ce temps, les congères…