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vendredi, 15 janvier 2010

Chaos debout

Ce n'est pas la première fois que je remarque qu'il est beaucoup plus difficile de trouver un milliard de dollars pour nourrir, soigner et abriter des Haïtiens que trouver mille trois cent milliards de dollars pour sortir les banques de la panade où elles se sont fourrées toutes seules par cupidité (et stupidité, car des gens censés avoir une formation supérieure et infichus de savoir que la probabilité et la certitude sont deux choses fondamentalement différentes, à ce point là ce n'est plus le goût du risque, c'est de l'inconscience, faut éviter de leur confier ses économies).
Nos media sont, quant à elles, une fois de plus sauvées par le gong.
Ca m'évite de radoter et de faire remarquer que, la neige fondant et les températures remontant, il devenait de plus en plus difficile d'éviter de parler de ce qui reste.
Et ce qui reste a de bonnes chances de fâcher.
Ce qui est d'autant plus grave que les prochaines élections ne sont pas loin.

Enfin Malherbe vint Haïti vint, qui évita aux media le crime de divulgation de choses qui fâchent avec l’efficacité du tsunami qui ravagea l’Asie ou la mort de M.Jackson (qui elle-même retira trop tôt la gruge électorale iranienne à l’affection des media…).

Ce matin encore, Mr Jean-Claude Trichet, boss de la BCE faillit pourtant vendre la mèche en nous expliquant doctement que nous allions encore en prendre plein la gueule devoir faire des efforts en matière de flexibilité pour restaurer les profits de actionnaires augmenter la compétitivité des entreprises.
Il fut heureusement arrêté net par les quatre tops de l’heure des larmes de crocodile à verser pour ces pauvres Haïtiens…