vendredi, 30 avril 2010
Les pas perdus (pour tout le monde)
Je suis en train de regarder « Envoyé spécial ».
Il en ressort, à propos de retraites, qu’un nombre élevé de citoyens américains, grâce à un libéralisme bien compris, celui sur les dégâts duquel on se garde bien de vous prévenir, vont se retrouver sans retraite (le malheur du retraité fait le bonheur de Gol…man-Sa…hs).
En résumé, ça veut dire que ces gens qui ont bossé toute leur vie se retrouvent sans une thune et obligés de travailler parce que d’autres –bien à l’abri derrière une législation qui les protège plus que leurs clients –ont perdu leur retraite au casino des marchés financiers.
Quand je pense que c’est ce que nous mijotent nos experts, vous savez bien, ceux qui se sont plantés avec brio depuis deux décennies avaient vu venir la crise mais le nient avec obstination vu qu’ils n’en supportent pas les conséquences se plaignent l’ignorance de l’économie qui nous rend sourds à leurs avertissements…
Ils ont encore de beaux jours devant eux, à l’abri qu’ils sont des parachutes dorés que nous leurs payons, des pantouflages que contre notre gré nous leur offrons.
Cela dit, c’est vrai qu’ils sont efficaces: ceux qui les emploient n’ont pas à s’en plaindre, ils sont engraissés avec nos diminutions de salaire peuvent maintenir l’emploi, l’augmentation de la valeur de leur patrimoine de l’offre immobilière, la croissance du prix de notre bouffe de notre pouvoir d’achat et la diminution de nos retraites la pauvreté.
Et comme nous sommes nombreux et eux clairsemés, ils ont de quoi être heureux.
Ils peuvent nous dire, comme le premier maquereau venu « de quoi te plains-tu, on est heureux avec ton pognon »…
07:03 | Commentaires (6)

