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mercredi, 24 novembre 2010

Laurence nous présente ses meilleurs vieux…

Je viens d’entendre Mme Parisot, cette grande humaniste qui préside aux destinées du MEDEF.

Flash-back : Renault annonce qu’il enverra en retraite anticipée, à ses frais, avec les trois quarts de leur salaire, trois mille personnes. L’activité du groupe ne permettant plus d’occuper tout le monde.
Ces mises en préretraite sont mises en place au titre de la pénibilité et ne toucheront que les salariés d’au moins cinquante huit ans ayant passé leur carrière à la chaîne ou ayant un taux d’invalidité d’au moins dix pour cent.

On peut toujours dire que Renault vient de maquiller en mise à la retraite un plan de réduction des effectifs, certes ; Mais au moins ces « réduits des effectifs » ne passeront pas leur temps à se faire radier du Pôle Emploi pour être allé pisser quand le téléphone sonne pour les avertir de leur entretien mensuel…

Mme Parisot, donc, s’offusque de la décision de Renault au prétexte que « c’est un très mauvais message qui est envoyé aux Français en cette période de réforme des retraites ».

En effet, il eût été manifestement tellement plus humain d’envoyer tous ces bancals et ces fainéants au chômage !
Pensez-donc, les indemniser de cinquante huit à soixante ans avec les ASSEDIC puis les coller au RSA sans « A » de soixante à soixante deux ans et enfin les laisser crever de faim de soixante deux à soixante sept ans, ce qui devrait ramener notre espérance de vie à une valeur économiquement raisonnable.
Genre espérance de vie légèrement inférieure à l’âge légal de la retraite.
Que voilà une bonne façon de régler quelques problèmes qui pourrissent la vie du bien loti depuis le deuxième choc pétrolier, entre autres :

-         Le problème de l’emploi.

-         Le problème du financement des retraites.

-         Le problème du financement des dépenses de santé.

-         Le problème du financement de l’aide sociale.

Bref, le (très très) bien loti serait enfin débarrassé de « ces salauds de pauvres qui coûtent et qui en plus vivent trop longtemps avec notre pognon que c'est pas parce qu'ils nous l'ont gagné qu'il est un peu à eux non mais ! ».
Cela dit, ne rêvons pas, quand la retraite par répartition a été instaurée en 1946, l’âge de soixante cinq ans défini à l’époque comme « âge de départ donnant droit à une retraite à taux plein » correspondait justement à l’espérance de vie des Français à l’époque…
En fait, le vrai problème ne consiste pas tant à financer les retraites qu’à diminuer l’espérance de vie, sans que ça soit trop voyant, non ?

Bon, d'accord, côté discrétion c'est un peu raté, mais c'est l'intention qui compte, non ?