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dimanche, 22 mai 2011

Il marche au « Pas de loi. »…

Ouf ! J’ai éprouvé brièvement la crainte que la lignée des beaufs ne fût éteinte après que Mr Wauquiez se soit fait incendier par son chef –pour cause de sondages– et par l’opposition –pour cause de stupidité cruelle–.
Merci donc au député UMP qui a cru bon de s’élever contre l’idée du gouvernement de durcir les sanctions et supprimer les panneaux avertissant de la présence de radars.
Il aurait dû comprendre qu’il s’agissait à la fois de récupérer les sous bêtement lâchés lors de la modification de l'assiette de l’ISF et de compenser l’effet dévastateur d’une initiative législative récente stupide – ils devraient quand même savoir, depuis le temps, que faciliter la récupération des points de permis de conduire amène immédiatement un relâchement dans le respect des règles –.
Notre aimable andouille, donc, nous démontra avec brio que l’homme peut vivre sans cerveau en nous harangant de belle façon.
Il commença par « Jusqu'à présent, nous avons été bien gentils mais c'est terminé... On en a marre de ces gages donnés à la gauche, aux écolos et aux bien-pensants de service. » qui nous permet de nous rendre compte que le nom de ce mouvement « La Droite Populaire » est erroné, « La Droite Populiste » conviendrait autrement mieux.
Et il poursuivit avec ce merveilleux « 
Nous avons été élus pour mener une politique de droite. Or, depuis trop longtemps, toutes les mesures vont à l'encontre de notre vision de la société
».
C’est à ça qu’on repère que le député de base n'a pas de vision, aveuglé qu'il est par l’idéologie et son futur mandat tout autant que l’électeur par les promesses électorales et son futur salaire.
Cet imbécile s’est il réellement aperçu que l’on n'avait pas annoncé lors de la campagne électorale de 2007 que l’on démantèlerait la protection sociale en réduisant comme peau de chagrin la couverture santé des Français, la santé publique en transformant l’hôpital public en entreprise, la justice en machine à exécuter les ukases du pouvoir politique, l’éducation en supprimant les postes d’enseignant par dizaines de milliers, l’université en transformant ses recteurs en agents immobiliers,  GDF en machine à escroquer les petites vieilles pour cause de « politique commerciale agressive », que sa retraite serait plus maigre et surviendrait plus tard, que le chômage, loin de reculer croîtrait, et qu'au lieu de travailler plus pour gagner plus il chômerait plus pour gagner moins, etc. ?
S'est-il seulement aperçu qu'on avait proclamé le contraire ?
Cet aimable jeanfoutre croit-il réellement que si l’on avait annoncé la réalité du programme consciencieusement appliqué, notre excité aurait été élu avec 53% des suffrages ?
Ou nous prend-il, nous, pour des andouilles ?