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vendredi, 15 juin 2012

Le dépité de ma circonscription…

Ben voui, c’est moi…
Non que celui qui sera élu dimanche me déplaise.
Il s’agit d’autre chose.
J’écoute, depuis trop longtemps maintenant, la façon dont on essaie de nous vendre une arnaque plutôt que nous convaincre d’une idée.
Le manque d’argent de l’électeur n’a rien à envier au manque de talent de l’aspirant député.
J’en veux pour preuve la façon dont s’exprima Madame Morano, piégée par un imitateur.

Je ne vous relaterai pas son propos, digne de ce qu’on entend autour des comptoirs les plus mal fréquentés, les media s’en chargeront sans doute avec moult commentaires.

(Si ça vous intéresse, c'est et c'est édifiant.)

Je me contenterai de remarquer combien, sur un peu plus d’un siècle, l’expression politique s’est dégradée.
Il fut un temps où, à la « Chambre des Députés » qui n’était pas encore devenue « l’Assemblée Nationale », on pouvait entendre, aussi bien à droite qu’à gauche, des orateurs et cultivés et de talent.

Enfin, chaque époque a ses talents.
On n’a guère que ceux qu’on mérite.
Ceux d’aujourd’hui me semblent très mal placés pour faire la leçon aux « zyvas » de leur coin.
On eut droit à Victor Hugo, Lamartine, Jaurès et autres Malraux.

Aujourd’hui on a Nadine Morano…

Et on s'étonne de voir des gamins avec un T-Shirt « No Future ».