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vendredi, 24 août 2012

Touche pas à mon post.

Je vous sens toutes inquiètes –inquiètes ? Vraiment ? Mon oeil !- pour Heure-Bleue.
J’en entends certaines penser « ouais… c’est bien connu… les mecs… etc. ».
Eh bien non !
Non que je me défende, c’est seulement qu’un truc vous a échappé.
On a tous entendu parler du démon de midi.
Une seule d’entre vous a-t-elle entendu parler du démon du dîner ?

Mais non !

 La seule chose avérée est qu’en vieillissant, on devient égoïste.
Plus exactement, plus égoïste qu’avant.
Voire carrément cynique.
Alors, réfléchissez un peu.
Un type qui vieillit, qui ne sait plus depuis longtemps repasser une chemise, à peine mettre le linge dans la machine.
De toute façon il lavera sans savonner préalablement les taches de gras dont il a pris l’habitude de consteller son plastron.
Ce qui permettra de rendre ces taches indélébiles dès la première tentative de repassage.
Un type qui pensera –peut-être- à emmener ses draps au « lavopoids » du coin mais uniquement quand il s’apercevra qu’il n’y en a plus dans l’armoire.
Qui ne fera pas son lit parce qu’après tout on s’y recouche le soir.
Bref, un type qui a absolument besoin d’une compagne compréhensive à la maison.
Il sait qu’il devra dealer avec toutes les petites douleurs d’icelle, ses coups de pieds pour l’empêcher de coller.
Il lui faudra même accepter une véritable horreur. Il n’y a que l’hiver qu’elle veut bien coller.
Coller certes, mais des pieds glacés sur votre ventre bien chaud, la mauvaise !
En foi de quoi, s’il supporte de ramasser sa chemise et ses chaussettes, ne peste pas quand on voudra lui faire faire du lèche-vitrine, il sait qu’il pourra compter sur un trait de caractère souvent présent chez l’épouse : le sens du devoir –et parfois le sens de l’humour qui aide bien quand même-.
Il sait qu’il pourra compter sur une garde-malade indulgente quand la pire des maladies, je veux parler du rhume, s’abattra sur ses petites éponges déjà mitées par des décennies de clopes.
Il sait aussi qu’il devra rassurer ladite épouse, non pas sur son sort, mais sur le sien à elle. Elle aura à son tour besoin de lui pour ouvrir l’enveloppe des résultats de l’analyse de la formule sanguine qui la panique chaque année.

Bref, un échange de bons procédés.

On est comme l’ivrogne et le vélo.
L’un ne peut pas tenir debout sans l’autre…