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samedi, 06 octobre 2012

Dieu et (surtout) mon droit.

Une note de Berthoise m’inspire un de ces radotages qui me prennent parfois par surprise.
Et je tombe systématiquement dans le piège si bien tendu sous mes pas.
Je suis d'accord avec le discours qu'elle tient mais je reste ému devant tant de fraîcheur d'âme...
En effet, Berthoise découvre avec une naïveté touchante que l’Eglise fait preuve, pour une institution qui se veut œcuménique, d’une étroitesse d’esprit de vue consternante.

Comme je l'ai déjà écrit, à Mab je crois, –d’où l’auto-accusation de radotage-,  l'homme est un animal équipé d'un cerveau extraordinaire (enfin, pas tous...).
Il a été capable d'inventer et dieu et le tire-bouchon (c'est le meilleur exemple qui me vient à l'esprit).
L'expérience montre néanmoins depuis l'invention de la bouteille qu'il est plus facile de vivre sans dieu que sans tire-bouchon mais qu’aucun des deux ne fonctionne correctement.
Vicieusement, j’irais même jusqu'à prétendre (et pas que pour embêter Mab) que ce qui marche le mieux est le tire-bouchon qui, lui, a fait l'objet d'améliorations incesssantes.

Mais, il reste depuis longtemps chez moi, à propos de cette histoire de bon dieu, quelques bidules qui me gênent.

D’abord, le fait que le « bon dieu » ne soit pas si bon que ça.
Puis que les hommes, après avoir décrété que dieu était le chef du monde,  se soient décrétés du coup chefs des femmes. Ce qui maintient ces dernières en état de quasi servage à peu près partout.
Enfin que les hommes, après avoir interdit un tas de choses –généralement celles qu’ils ne peuvent mener à bien…- se soient décrétés investis d'une mission dont l'essentiel consiste quand même à mater ce que les gens qui vont par deux font dès qu'ils sont dans un lit.
Pire, et c'est le plus inquiétant, alors que manifestement ils ont créé dieu à leur image (ce qui explique assez bien l'état du monde) ils persistent et prétendent que c’est dieu qui les a créés à son image.
Si cette dernière affirmation s’avèrait –ce dont heureusement je doute- on ne pourrait que déplorer l’existence d’un être (censément) omnipotent, omniscient et pourtant si inefficace.
A moins que ce dieu-là ne soit doté en plus d’un sens de l’humour extrêmement pervers…
Un « serial killer » en somme…