samedi, 10 novembre 2012
A bout d'habits...
Tous les jours je viens sur mon blog.
Personne n'est venu écrire à ma place...
Bande de flemmards, j'aimerais tant que quelqu'un y vienne écrire un poème célébrant ma finesse d'esprit.
Un sonnet bien tourné, dans lequel on retrouverait le parfum des vers et non l'odeur des pieds...
En fait j’étais en train de rêvasser, en préparant mon petit déjeuner, à ce que je pouvais bien écrire à mes lectrices chéries quand l’horreur d’une profonde nuit s’est abattue sur moi.
Le ton est grave, l'instant aussi.
J’ai tenté d’utiliser une de ces casseroles inspirées du matériel hôtelier pour faire chauffer du café.
Servi par une expérience que je ne souhaite à personne, sauf peut-être à celui qui a prétendu être de gauche pour se faire élire, je suis désespéré mais surtout brûlé.
Encore sous le coup de l’émotion je vais dévoiler ici-même une information de première importance, une dénonciation dans les règles d'un scandale subi par tous et qui a gêné chacun.
Qu’attend donc l’Europe, pourtant peu avare de règlements portant sur l’entente illicite, pour tomber à bras raccourci sur les dangereux voyous qui me mettent en grand danger de finir bouilli comme une poignée de pâtes ?
Tous, à un moment ou un autre, avons subi ce que je dénonce ici: La collusion entre les marchands d’ustensiles de cuisine et les entreprises de nettoyage à sec.
Qui n'a jamais, à un moment ou un autre été confronté au comportement curieux de la cafetière « style hôtel » ?
Ce charmant petit pot en inox, équipé, non d'un bec verseur mais d'un bec renverseur, a la fâcheuse propension à verser 85% du café dans votre tasse, tandis que les 15% restants dégoulinent à rebrousse poil le long du pot, vous ébouillantant la main au passage et finissant de saloper le journal que vous espériez lire tranquillement en prenant votre petit-déjeuner.
Cela vaut pour le bec verseur en forme d'avancée triangulaire.
Vous râlez et vous décidez alors de changer d'ustensile. Vous vous rabattez sur la casserole à rebord élargi qui, malgré sa forme adoucie n'en est pas moins vicieuse.
Ce type de rebord arrondi, qui n'est pas sans rappeler le pot-de-chambre d'antan, souffre d'un défaut différent.
Le diamètre de la plus petite de ces casseroles est en effet notoirement inférieur au plus petit des feux de votre plaque vitro-céramique et supérieur à celui des tasses qu'elle doit remplir.
Deux effets désastreux en sont la conséquence, et c'est là qu'est la source du drame qui guette l’usager de l’ustensile, votre serviteur en l'occurrence.
Le type de la boutique d’à côté qui me les a vendues est probablement de mèche avec le pressing du bas de la rue...
Vous commencez par faire chauffer votre café dans cette casserole, quand il est à bonne température, vous vous saisissez d'un manche de casserole qui vous brûle la paume au troisième degré.
Vous retenez un « m… !!! » qui ne demandait qu’à être retentissant et relâchez la casserole sur la plaque.
Vous prenez un torchon pour attraper cette fichue casserole puis vous vous asseyez devant votre tasse et votre journal.
Vous commencez à verser, un œil sur votre journal et l'oreille attentive à ce qui sort de votre poste, vous ne voyez donc pas tout de suite le drame qui se prépare.
Le jet de café, bouillant bien sûr, plus large que la tasse, vous envoie l'équivalent de deux tasses de café sur le pantalon tandis qu'à peine une demi-tasse n'entre dans votre tasse.
Cette fois, vous n’arrivez pas à vous retenir et vous hurlez ce "M... !!!" retentissant qui n’avait pas encore servi.
Votre moitié se précipite, vous engueule en regardant l’énorme tache de café par terre et surtout le pantalon à envoyer illico au pressing.
Vous êtes brûlé, engueulé et frustré de votre petit-déjeuner, votre journée est fichue.
Au moins jusqu'à ce que vous profitez de l'occasion de prévenir vos lectrices chéries des pièges qui parsèment la cuisine.
Je vous dis qu’il y a entente illicite entre le marchand de casseroles et la dame du pressing.
Si si, je vous assure, il y a entente…
18:53 | Commentaires (15)

