vendredi, 07 décembre 2012
La femme chocolat...
Je viens d’entendre sortir de mon poste une escroquerie au féminisme qui mérite d’être répandue parmi vous, lectrices chéries.
D’après une « étude » venue d’Angleterre –comme si on pouvait faire confiance à une Albion où on n'est « fair-play » que quand on gagne… - une question fut posée à la gent féminine.
Il fallait savoir à quoi les Anglaises renonceraient le plus volontiers. Le sexe ou le chocolat ?
La réponse fut, à une large majorité « Le sexe ! On préfère le chocolat ! ».
Je ne gloserai pas, comme n'importe quel pilier de comptoir, sur le talent de l'Anglais sous une couette, non.
En revanche, je douterai de l’explication fournie par l’Université, explication de laquelle il ressortait que le cerveau britannique s’y retrouverait car les endorphines engendrées par le chocolat seraient du même type que celles apportées par un orgasme.
Au risque de blesser le british amour-propre, ça ne peut être issu que d’un cerveau non seulement peu au fait des résultats de l’acte de Vénus mais encore peu instruit des problèmes physico-chimiques induits par l’abus de chocolat.
Et là, lectrices chéries, vous avez affaire à un expert !
Non de l’acte de Vénus, comme disait Montaigne, car, à défaut d’être modeste j’ai l’intelligence d’être prudent, mais des conséquences de l’abus de chocolat.
Pourquoi parlé-je d’abus ? Mais tout bêtement parce qu’on n’est jamais assez satisfait en matière d’endorphines…
Et c’est là qu’intervient votre expert, lectrices chéries.
Eh ! Ho ! Mesdames, mes amours ! Avez-vous pensé à l’acide oxalique, ce truc qui fait des calculs d’oxalate de calcium, générateur de coliques néphrétiques ?
Non, bien sûr, peu connaissaient l’existence de cet acide, présent dans le chocolat, si tentant, et les feuilles de betteraves, bien moins tentantes.
Alors, mesdames, si vous ménagez vos reins du point de vue de l’économie d’effort musculaire mais les massacrez du point de vue de la chimie, vous êtes perdantes sur plusieurs tableaux.
L’harmonie conjugale, un truc qui ne se satisfait que modérément de l’abus de chocolat.
Un mari perpétuellement frustré engendrant généralement l’épouse perpétuellement cocue, votre amour-propre en prendrait un coup…
Le désagrément, car si le câlin peut être insatisfaisant, voire carrément frustrant, c’est moins douloureux qu’une crise de coliques néphrétiques.
Crise qui ne va pas se résoudre aussi aisément en agonisant d’injures le mâle incapable.
Et n’oublions pas l’aspect économique, un câlin raté reste moins cher qu’une tablette de chocolat de qualité médiocre.
Donc, lectrices chéries, je vous en conjure, ne vous jetez pas sur le chocolat comme la misère sur le monde !
Notez que, comme je suis gentil, je ne vous hurle pas le "nom de dieu !" qui peut froisser les âmes pieuses...
Alors, avisez-vous de tenter le modus operandi satisfaisant les deux parties, sans compter que l’entraînement et l’apprentissage sont aussi extrêmement enrichissants.
Vous constaterez aussi un effet secondaire intéressant.
Le chocolat, quand on atteint le taux de satisfaction adéquat, vous a hélas sauté aux hanches pour des années tandis que le câlin vous donnera cette mine charmante qui attirera le câlin suivant.
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