mercredi, 02 janvier 2013
Je suis ravi, sans charre…
« Mon très cher Goût (Heure Bleue me pardonnera cette marque de familiarité), que ferait-on sans toi? » m’écrit Seringat en réponse à l’un de mes commentaires chez elle.
Ma chère, très chère, extrêmement chère, Seringat, j’adhère absolument à votre appréciation.
J’adore l’idée d’être indispensable, surtout à des lectrices d’autant plus chéries qu’elles se demandent ce qu’elles deviendraient sans moi.
Seulement voilà, ceux qui disposent de quelque pouvoir dans notre beau pays ne semblent, hélas, trois fois hélas, pas du tout de cet avis.
Que ce soit le gouvernement, voire les autorités religieuses, craignant sûrement une concurrence d’autant plus dangereuse pour eux qu’elle n’est guidée par aucune inclination électorale, considération de piété ou autre motif vénal, aucun ne souhaite me voir reconnu à ma juste valeur…
L’idée que l’inclination qui vous porte vers moi autant que celle qui me porte vers vous les puisse priver des attentions, qu’ils estiment à tort devoir mériter, les gêne terriblement.
Les idiots…
Seringat, ma grande amie, n’excitez, donc point la vindicte de ceux qui se sont arrogé le droit de nous mener à la baguette, baguette rassise de surcroît, en me couvrant des lauriers que je mérite.
Ne serait-ce que pour le soulagement et la confiance en soi que je réussis à soulever chez mes lectrices chéries.
Lectrices chéries dont vous faites partie depuis que j’ai eu l’idée excellente de lire votre blog.
Donc, afin d’éviter une réaction brutale des jaloux, ma chère Seringat, aimez-moi, aimez-moi très fort, mais discrètement…
On ne sait jamais jusqu'où peut mener le péché d'envie.
Bien que je le comprenne tout à fait dans certains cas.
Dont celui-ci, justement...
07:53 | Commentaires (11)

