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lundi, 07 janvier 2013

La parole est à la défense.

La Muse erra tôt qui, ce matin à 5H50, fit un commentaire acide sur ma note d’hier.
Commentaire qui me sous-entendait d’un machisme honteux qu’elle disait masqué par l’humour qu’elle veut gentiment me reconnaître.
Je m’en voudrais, par un silence coupable, sembler accepter la défaite dans une guerre des sexes qui arrange bien tout le monde.
Une once de ce machisme dont on m'accuse me pousse même à l’intensifier.
Machisme d’autant mieux compris qu’il me fut inculqué par ma mère.
Oui, les mères élevant les fils, un poil d’honnêteté conduit à pointer du doigt les femmes en gésine comme vecteur principal du machisme que vous, lectrices chéries, détestez tant.

Enfin, que vous détestez tant… Jusqu’à ce que vous ayez à votre tour un fils…

Certes au cours de toutes ces années, je vous ai abreuvées de considérations souvent fumeuses et parfois carrément ch…
Néanmoins, la remarque de Muse m'oblige à un mea culpa déchirant.
Emporté par la hâte bien compréhensible de vous faire part de cogitations dont vous n’avez souvent rien à cirer je crains fort avoir oublié l’essentiel.
Oui, lectrices chéries ! J’ai oublié de vous rendre grâce pour tout ce que votre genre, dont vous êtes les plus brillantes représentantes, avez fait pour l’autre moitié de l’humanité.
Bon, tous dans cette autre moitié, ne sont pas aussi gentils que moi et surtout, peu au fait de ce qu’ils vous doivent, ne portent pas sur vous l’œil plein de tout l’intérêt qui vous est dû.
Les aveugles…
Votre Goût adoré doit malgré tout admettre qu’il se livre à d’aussi honteuses que régulières séances de brosse à reluire pour éviter de se retrouver tout bête devant un écran qui ne lui susurrerait plus ces commentaires élogieux dont il est si friand.
Oui, votre serviteur, lectrices chéries, attend vos commentaires avec plus d’impatience encore que le gouvernement attend la relance.

Aussi, afin de jeter de l'huile sur le feu de cette guerre qui dure depuis quelques cinq millions d'années avec des fortunes diverses pour les deux camps, je me vois contraint de présenter mes plus plates excuses à vous, lectrices chéries, adorées belligérantes du camp d'en face.
Ca me permet de remarquer qu’Apollinaire, qui avait écrit « Ah, Dieu que la guerre est jolie ! »  n'avait pas forcément tort...
Réfrénez votre colère et réfléchissez un instant au nombre incommensurable de câlins nécessaires à la perpétuation de ce combat millénaire !
Essayez de dénombrer combien de nuits torrides furent nécessaires à la conception des belligérants !
Que de cris de joie à chaque naissance de ces amazones faites pour ravir nos jours et enchanter nos nuits !
Que de cris de fierté à l’arrivée de chaque guerrier, fait pour saloper la cuisine et se vautrer sur le canapé devant un match de foot, une Kronenbourg à la main !

Bon, pour être tout à fait honnête, ces guerrières semblent souvent faites pour gâcher nos journées en les commençant par « embrasse mon front brûlant » en cas de rhume, ou  « tu as fait mon petit déjeuner ? » en cas de bonne santé et les finissant par « tu pourrais mettre tes chaussettes dans le panier à linge ».
Je crois qu’un jour je vais les jeter à côté du panier à linge.
Comme d’habitude.
Mais cette fois, ce sera fait exprès…
Non mais !

Bon, la prochaine note vous convaincra que j'aime trop les femmes -surtout la mienne, soyons prudent- pour être vraiment machiste.
J'ai d'ailleurs pour demain un excellent argumentaire fourni gracieusement par Mme Elisabeth Badinter.