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samedi, 26 janvier 2013

Une leçon de ténèbres…

Le dernier post de Moune m’interpelle.
Moune avec qui je m’engueule assez régulièrement mais que je continue à lire, voire à commenter.
Après un commentaire, souvent elle m’engueule.
Il lui arrive même de m’insulter, sans grand effet mais bon, la blanche colombe, la bave du crapaud, tout ça.
Bref, des bêtises de vieux gamins.
Cette note, lectrices chéries, ne vous est pas vraiment destinée, vous, ce n’est pas pareil, je vous aime, je ne vous explique pas le monde.
Vous me prouvez chaque jour que vous le connaissez mieux que moi.
NB : Si mes rares lecteurs veulent prendre des cours de flagornerie, je pratique des tarifs de groupe très intéressants.

Donc disais-je,  Moune, tu as encore des illusions !
Tu les dis tiédasses mais tu penses encore que le PS et  Hollande sont de gauche...
Tu me diras, j'ai voté pour François Hollande.
Mais contrairement à toi, sans illusion.
Ça a eu un avantage.
Ça a évité un choix cornélien au second tour.
Du genre « j’hésite entre Le Pen et Sarko », soit entre la SLA et l’adénocarcinome bronchique qu’avec les deux t’es mal parti, ou plus exactement parti pour le trou.
Tu veux savoir, Moune, ce que ça aurait donné ?
Eh bien Sarko aurait été élu avec plus de 80% des suffrages exprimés et il se serait cru plébiscité par le pays.
Genre, dès la proclamation des résultats, avec son français inimitable de camelot « Vous voyez ? Les Français y veulent qu’on avance ! Les Français y veulent pas qu’on soye des assistés ! Les  Français, c’qu’est important pour eux, c’est pas la Princesse de Clèves, c’est qu’y z’ayent un travail qu’avec c’qu’y gagnent avec y peuvent viv’ ! ».  

Avec l’efficacité qu’on lui connaît, en 2017 il n’aurait subsisté plus rien subsisté du modèle social français.
Ce modèle sur lequel tous les autres pays crachent mais qu'ils voudraient voir appliquer chez eux.
Du code du travail que le droit de licencier, la cause réelle et sérieuse aurait laissé la place au bon vouloir du boss.
De la retraite, car le vieux coûte sans bosser, ne serait restée que l’option de la piqûre.
De la Sécu ne seraient restées que les cotisations salariales mais aucune prestation, oui, vive l'assurance privée, chère et qui ne soigne que ce qui ne lui coûte pas cher.
Plus de CAF , après tout y z'ont qu'à se démerder, c’est pas nous qu’on a fait leurs gosses, non mais !
Plus d'ASSEDIC, c'est vrai quoi, c’est que des fainéants, manquerait plus qu’on les paie !
Plus d'Education Nationale car les écoles privées c'est mieux et ça rapporte des impôts au lieu de coûter un budget.

Bref, on aurait eu moins de cinq ans un vrai pays, un qui œuvre pour la libre entreprise, la démocratie et la grandeur de l'Amérique.
Un vrai succès en somme.
Moune, tu préfères Mélenchon.
Je sens bien que tu as des atomes crochus avec ce garçon.
Surtout une communauté de vue rare, essentiellement dans la conception du tact…
Je ne trouve pas, pour mon compte, que Méluche soit toujours enthousiasmant
Oui, encenser Chavez ou Castro ne me paraît très bon pour ma future liberté d'expression...
Je dois néanmoins avouer que la façon de Méluche de rappeler aux banques que ce sont elles qui nous ont endettés et foutus dans la mouise en partie pour les sortir de celle où elles se sont mises toutes seules par cupidité, me plaît assez.
Et l'idée de les faire s'asseoir sur les dettes qu'elles ont créées et contribuer à creuser en ne payant pas leurs impôts à hauteur de leurs gains me séduisait assez.
Mais bon, comme je l'ai déjà dit ailleurs, il ne fallait pas laisser Hollande gagner aux primaires.
Un type qui a fait HEC n'est pas un leader politique avec un programme.
C'est un chef d'entreprise avec un business-plan...
Son but n'est pas de diriger et orienter un pays, c'est de faire du pays une entreprise rentable.
Du coup il oublie que si une entreprise peut licencier c’est plus délicat pour un pays.
Il peut juste fabriquer des émigrés, voire des réfugiés quand ça tourne mal...