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vendredi, 15 février 2013

La double inconstance

Hier, lectrices chéries, c’était Saint Valentin, la fête des fleuristes la fête des amoureux.
La radio nous saoulait de tous ses petits haut-parleurs avec ces histoires desquelles il ressortait surtout que la passion était dangereuse selon certains psys et l’amour un marché juteux pour les patrons de sites de rencontre.
Heure-Bleue a pris un ton martial pour annoncer à son Goût chéri « pas question de te faire escroquer par la fleuriste ! Pas de fleurs ! On va encore te refiler des rogatons ! Cette fête est stupide ! Uniquement commerciale ! ».
Comme j’avais oublié cette coutume bizarre qui veut qu’on offre des fleurs à date fixe, ça m’a arrangé.
Puis je suis allé au Monop’ chercher des poireaux –non, Heure-Bleue n’est pas enceinte, elle traverse juste une période « poireaux vinaigrette »- et quelques petites choses.
En revenant, j’ai évidemment eu droit à « tu ne m’as pas rapporté de fleurs !!!!??? »
- Tu ne m’avais pas dit, avant que je ne parte « Pas de fleurs ! » ?
Avec sa logique toute personnelle et très particulière, Heure-Bleue m’assène « je t’ai dit « fleurs » mais tu aurais pu prendre des fleurs au Monop’ ! » puis, s’avisant de quelque chose de bizarre, ajoute « Ou un livre ! »
Que voulez-vous répondre à ça ?
Question subsidiaire: Vous êtes toutes comme ça, lectrices chéries ?