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jeudi, 21 mars 2013

Je gis, boulet de mars...

Je hais le mois de mars.
Il me le rend bien.
C’est un mois terriblement long.
On a claqué tous les sous pour les fêtes, le mois de janvier est long, et même la brièveté de février n’adoucit pas la rugosité du fond du porte-monnaie.
De plus, ce mois de mars est aussi frais que l’accueil réservé à la revalorisation des retraites…
Pour finir de me tuer le moral, je dois, comme chaque année, me faire tirer au moins huit litres de sang par un boucher pour vérifier cent quarante mille constantes biologiques dont on espère qu’elles ne sont pas devenues des variables.
Après cela, il me faudra passer dans un anneau, tel l’acrobate de cirque, pour vérifier qu’un crabe n’a pas élu domicile dans un organe de votre serviteur.
 Puis le plus dur reste à faire.
Convaincre madame le cerbère de mon étripeur que non, je ne viens pas prendre rendez-vous avec lui juste pour gâcher les précieuses minutes de ce praticien hospitalier qui est depuis devenu professeur.
Heureusement, je sais qu’elle s’appelle Céline, je ne manque jamais de lui faire un peu de conversation, que ce soit au téléphone ou à son bureau.
La voix qui plaît à mialjo, celle qu’Heure-Bleue appelle « la voix d’hôtesse de l’air » semble lui plaire aussi.
J’en use donc honteusement. Cela dit, je crois surtout que c’est parce que je ne lui hurle pas dessus, que je la plains et que je suis bien élevé que ça marche…
Faut bien que l’éducation qu’on m’a inculquée à coups de taloche, de règle sur les doigts, d’heures de colle ait une utilité pratique, non ?