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samedi, 18 mai 2013

Les fondements du cinéma...

Le samedi matin, j’écoute l’émission qui parle du cinéma.
Surtout pour rire car Laure Adler est intarissable, à croire que l’essentiel de son job consiste à empêcher son invité de parler.
Elle est souvent accompagnée par un type dont le vocabulaire est éblouissant.
Ce type fait preuve d’une technique irréprochable dès qu’il s’agit de trouver le mot qui va tomber pile-poil juste à côté du mot qui exprimerait ce que justement il veut dire.
Ce matin il est en pleine forme.  
« Il n’ouvre pas une problématique, il nous en ouvre cinq ou six » m’assène cette andouille.
Non content de parler « d’ouvrir des problématiques » il clôt son argumentation boîteuse d’un péremptoire « c’est cinématistiquement pur ! »
Plus pur que le français qu’il esquinte avec application en tout cas.
Le pire est à venir, Laure Adler, oui, celle qui réussit à pousser un auteur à se demander ce qu’il a écrit une fois qu’elle lui a longuement expliqué ce qu’il a voulu dire, en a après le metteur en scène iranien qui a réalisé « La séparation ».
C’est là que revient l’autre andouille à propos du film « Tel père, tel fille » et nous apprend que « ce film m’a scotché du début à la fin, d’une justesse… ».
Il aurait pu s’arrêter là mais non, ce couillon étale son ignorance avec délectation et, croyant nous impressionner, termine son inutile intervention d’un larmoyant « d’une épure d’écriture… » suivi d’un soupir.
Aaahhh… Ce « d’une épure d’écriture… » avec ça, nous atteignons, comme dirait Rocco Siffredi, les fondements même du septième art…