vendredi, 17 mai 2013
Lectrices chéries, vous avez un Maître à panser !
Aujourd'hui je profite du PC portable de JJF.
Capricieux !
Vous vous souvenez sans doute, lectrices chéries (et, oui, je sais, lecteur chéri…) d’une Heure-Bleue, il y a quatre matin, se plaignant certes de son Goût chéri mais le reconnaissant drôle et cultivé.
J’ai adoré, vous vous en doutez. J’aime qu’on me flatte l’ego, quitte à le rendre un peu démesuré. Enfin, un peu plus que d’habitude.
Je m’endormais donc paisiblement sur les lauriers admirablement tressés par mon esclave ma maîtresse quand, comme dit Gala « soudain, le drame ».
Avant-hier, Heure-Bleue et moi sommes allés chez les enfants.
Pendant que je me battais avec un « laptop » de m…, lent, au clavier imbécile, à l’écran trop petit et à l’interface wifi aussi paresseux que fantaisiste, JJF et Heure-Bleue me cassaient du sucre sur le dos.
Je le sais parce qu’elles ne sont pas discrètes et qu’elles étaient persuadées que, du salon où je me trouvais je ne pouvais entendre ce qu’elles disaient dans la cuisine.
Mais, tout comme votre serviteur, l’acoustique de cet appartement est capricieuse, donc…
Et pourquoi ça ?
Eh bien parce que ma fille adoptive a acquiescé de vive voix à l’affirmation d’Heure-Bleue prétendant que je suis « capricieux » !
Oui ! Elle a dit ça !
Et pourquoi ça ?
Elle a dit ça, sur le ton de la plaisanterie pense-t-elle, « Pfff… Patrice est capricieux ! » Et JJF d’opiner sérieusement « Ouais ! Il dit « Je veux retourner à Paris ! » et hop ! Vous déménagez ! »
Voilà comment on est poignardé dans le dos par ceux à qui on faisait confiance.
Déjà dévasté par le chagrin et sur le point de trépasser, le coup de grâce me fut donné par une Heure-Bleue déclarant avec un sourire de soutien que je ne lui connaissais pas « Tu as raison, JJF, il est capricieux ! ».
Comme si elle n’avait pas commencé elle-même par l’asséner…
Ça se serait sans doute terminé bêtement par ma mort, tranquille devant ce « laptop » de m… si elle n’avait insisté « Mais tu sais, il a toujours été comme ça, il veut faire quelque chose ? Il le fait ! Il ne s’occupe de rien, il fait… Capricieux ? Pfff… Le mot est faible, si tu savais toutes les âneries qu’il a pu faire… Et ça ne s’arrange pas, plus il vieillit, pire c’est ! »
Elle m'a même dit une fois « Tu es un infernal gamin perpétuel… Je ne sais même pas comment tu as pu faire ton métier ! »
Voilà comment je suis déconsidéré par ma propre famille.
Ceux à qui j’avais accordé ma confiance.
Relative, certes, la confiance, mais quand même !
On ne peut se fier à personne.
Famille, je vous hais !
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