Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 22 juin 2013

L’amas zone…

Hier, nous attendions Tornade.
Tornade vient de Londres.
Evidemment, comme Tornade doit prendre le bus à la sortie de l’Eurostar, le bus est détourné en arrivant près de chez nous pour cause de préparatifs de « Fête de la musique ».
Malheureusement, Tornade a un sens de l’orientation qui rappelle celui de Moïse.
Ben voui, mettre quarante ans à trouver Israël en sortant d’Egypte et errer misérablement alors qu’il n’y a jamais que trois cents bornes à faire, faut pas être doué d’un sens l’orientation normal.
D’où notre inquiétude.
Bon, revenons à notre Tornade.
En fait ce n’est pas d’elle que je voulais vous parler mais de nos trouble-fêtes.
La fin de matinée était plutôt calme et ensoleillée.
Je suis passé, comme chaque fois, par le jardin contigu pour aller chercher le pain.
« Mais qu’est-ce qu’il est intéressant ce matin, notre Goût ! » vous exclamez-vous, lectrices chéries.
Les plus mauvaises langues ajoutant en douce « on dirait une note de Mab, comment tout cacher et ne rien dire avec des mots… »
Aaahhh !! Vous êtes vraiment des mauvaises…
Attendez ! Je suis donc passé par le square donc devant l’aire de jeux réservée aux petits. Avec deux petits chevaux sur ressort, une bascule et un bac à sable.
Et qu’y vois-je ? Nos emmerdeurs ! Ces gamins et gamines âgés de quinze à vingt ans environ, aussi occupés que le gardien du cimetière de Charonne, voisin, sont assis pour les uns sur un banc, deux autres sur les petits chevaux, deux autres encore sur la bascule, l’un s’amusant à faire tomber l’autre tandis que trois autres, profitant de l’absence de pluie sont accroupis dans le bac à sable.
Tous papotent dans un joyeux tintamarre et ce serait presqu’innocent si les unes ne piaillaient pas de façon assourdissante et les autres ne les affublaient pas de l’épithète réservé aux femmes à la vertu discutable. En moins poli.
Je passe donc, attendri par le charme bucolique qui se dégage de cette scène.
Et surtout ravi que cette scène ne se déroule pas sous les fenêtres de notre chez nous.
Connaissant Heure-Bleue depuis longtemps, j’ai un peu peur de revenir avec le pain et trouver la femme de ma vie, menottes aux poignets, devant le cadavre étripé d’un gamin qui se sera moqué de « la daronne » une fois de trop.
Ils ne connaissent pas les rapports tendus qu’Heure-Bleue entretient avec les années.
S’ils connaissaient son caractère et le fait que c’est la seule femme au monde à prendre un an dans la vue dans la dernière milliseconde qui précède son anniversaire, hélas proche, ils ne se risqueraient pas à ce genre d’apostrophe…
Je m’arrête quelques instants devant la plaque en émail qui affiche le règlement de cette aire de jeux.
J’y lis « Cette aire de jeux est mise à la disposition des enfants dont l’âge est compris entre 2 et 8 ans ».
Je regarde de nouveau les gamins et en déduis que la pancarte parle sûrement d’âge mental…