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vendredi, 02 août 2013

Dégât des zoos.

J’ai vu Seconde Merveille.
Elle semble bâtie sur le même modèle que ma Merveille, grande et très mince.
Elle est beaucoup moins jolie que sa grande sœur mais comme elle n’est intéressée que par
- Dormir.
- Téter.
- Etre « à bras ».
Ce n’est pas grave.
Elle semble en revanche n’avoir besoin d’aucune leçon, pour devenir la petite peste qu’elle sera quand elle sera à la maternelle et croisera un autre « locataire de chaise des punis ».
Elle ne « couine » pas elle a de la voix, une vraie voix. Une voix de « marchande de Cours des Halles », le hurlement qui vous réveille une salle de réa en trois secondes.
Il y aura deux bêtes féroces à la maison…
La plus grande martyrisera la plus petite.
Papa et maman ne sont pas là ? A moi la vengeance !
La plus petite pourrira la vie de la plus grande.
Tu croyais être tranquille en allant te promener avec un copain ? Raté !
Ne croyez pas que j’invente. J’ai trois sœurs et je ne suis pas l’aîné.
JJF, elle, peste parce qu’il n’y a pas moyen de dormir correctement.
Elle est toujours aussi belle et ne semble même pas fatiguée après un exercice qui l’a tout de même occupée quelques heures.
L’Ours, quant à lui, vient de saisir toute l’importance de son rôle de « père de filles ».
Ses chevilles triplent de volume et sa tête se transforme en melon quand il dit « Mes Filles ».
Dans ce cas-là il parle en majuscules, ça s’entend nettement.
Il a déjà peur de plus tard. Une chose le tracasse, une histoire qui semble lui faire modérément plaisir mais c’est fait exprès.
Je les imagine tous, à la plage, un été, dans une douzaine d’années.
Merveille, ma Merveille, aura dix-huit-ans.
Seconde Merveille aura douze ans.
Seconde Merveille sera matée par une bande de vieux débris tandis que ma Merveille sera poursuivie par une bande jeunes gens. Tous avec, en tête, des idées qui font rager l’Ours.
J’aime raconter des histoires comme ça à mon fils.
Ça lui rappelle sa façon de « préparer le bac » et surtout lui fait regretter à la fois le bon vieux temps où on cloîtrait les filles et de ne pas s’être converti à l’islam qui sait si bien traiter les femmes…
Je suis retourné à leur maison où Merveille m’a accueilli avec la joie de celle qui sent bien que c’est celle que j’aime. Je ne lui dis pas que je ne connais pas encore « l’autre ». Ça lui évite de me détester sur le champ…
Mais la concurrence semble déjà sévère. En faisant semblannt de lui trouver un gentil diminutif, « Lucette », la saleté ! Elle a aussi pensé à « Lulu », et certainement à pas l'opéra d'Alban Berg, je la connais...
Les relations s'annoncent sous les meilleurs auspices.

Elle m’a gratifié de câlins qui ont un effet que j’adore : soulever la jalousie d’Heure-Bleue qui n’est que mamie, elle.
Paf !