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jeudi, 08 août 2013

La voix dort.

 

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Tiens, j’ai lu un livre.
Un vrai. Un qui dit quelque chose. Et le dit bien.
Ça faisait longtemps, enfin longtemps j’exagère, mais trop longtemps à mon goût.
Une vie bien remplie.
De vide essentiellement, mais c’est si bien dit.
Enfin, je dis une vie remplie de vide, j’exagère.
D’occasions manquées, faute de mots.
De mauvaises occasions saisies au vol, à cause des mots.
De l’art de se laisser emporter puis couler.
Toutes les cartes en mains, puis les échapper dans le caniveau par maladresse.
Une vie à courir pour finalement se laisser mener par les évènements et les autres.
Se laisser embarquer dans des vies où il ne recueille que des responsabilités qu’on refuse de lui laisser assumer. Toujours en retard d’un sentiment ou d’une parole tandis que d’autres paroles lui assurent une fortune qu’on lui ravira.
Il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre où non seulement l’auteur à quelque chose à dire mais respecte la concordance des temps pour le dire.
Comme il a obtenu le « Prix Marcel Pagnol 2011 », d’aucuns en ont déduit que c’était un livre amusant.
Il arrive que l’on sourie. On y rit surtout de la cruauté de la vie, comme on ne résiste pas à rire d’un mot caustique.
Pas très gaîment…
Bref, un bon bouquin.