vendredi, 13 septembre 2013
Les mères veillent.
Hier, nous avions deux choses à faire.
D’abord aller chez le dentiste pour Heure-Bleue, puis, ô joie ! Aller chercher Merveille à « la grande école ».
J’ai laissé aller Heure-Bleue seule chez le dentiste pour passer à la Poste et suis allé attendre Merveille à la sortie de l’école.
Arrivé en avance, j’ai attendu quarante minutes, assis sur le trottoir comme un élève du collège en face, qu’Heure-Bleue arrive et que l’école ouvre ses portes.
J’ai lu en écoutant les gamins et gamines du collège qui fait face à « la grande école ».
C’est riche d’enseignement…
Les jeunes filles d’aujourd’hui ont un langage qui, à défaut d’être châtié, a un côté surprenant. Leur expression favorite semble être « je m’en bats les couilles ! »
C’est à ça qu’on voit bien que ce sont des filles, les garçons ne diraient jamais ça, sauf s'ils sont stupides, ce qui arrive...
Les garçons savent bien que ça fait très mal et que l’expression est tout à fait inadaptée pour dire qu’on en n’a rien à cirer…
A les écouter car tous parlent trop fort pour que mon livre serve à autre chose que faire croire que je ne les écoute pas, je crains pour le futur langage de Merveille…
Heureusement qu’elle a des parents et grands-parents intraitables.
L’attente a pris fin quand d’autres parents et Heure-Bleue sont arrivés. Nous avons reconnu des parents d’élèves de maternelle, dont une charmante jeune femme blonde avec de superbes yeux bleus qui m’avait déjà attiré l’œil l’année dernière. Elle m’a dit « Dina est dans la même classe que Merveille ! »
- Ah oui… Dina… C’est une vraie bombe, votre fille, elle va être « à tomber » !
Oui, elle a les yeux bleus de sa mère et des cheveux blonds frisés.
- Ah ça… Elle va surtout être à surveiller…
Les mères sont toujours pleines de craintes pour leurs filles.
A regarder les gamins du collège, je les comprends...
Merveille nous a trouvés et nous sommes partis pour Monop’. En attendant le bus, Merveille qui semble avoir oublié la haine farouche qu’elle me vouait la semaine dernière m’a fait un câlin.
Pour assurer le coup car je sais combien les filles sont sensibles aux petites attentions, j’ai même ajouté « Tu sais que c’est papy qui t’aime le plus ? »
Cette jeune péronnelle m’a répondu « Oooohhh ! Je ne crois pas ! Je crois que tout le monde m’aime à la folie… »
Comme je la connais, je sais qu’elle veut surtout que papy n’aime qu’elle et surtout pas « Numéro 2 », du moins pas tout de suite.
Ça ne m’a donc rien coûté de dire « Pfff… C’est pas vrai, tout le monde t’aime mais c’est moi qui t’aime le plus. »
Ça a marché, j’ai eu un câlin supplémentaire.
Le truc top de la soirée c’est qu’aucun malfaisant ne nous attendait sous notre porche.
Le truc pas top de la soirée, c’est que le bus et métro puaient la clope, et ça, c’est un odeur qui colle aux cheveux…
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