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mardi, 01 octobre 2013

Ça ne me va pas, hautain...

Oui, je sais, c’est mauvais mais c’est ma spécialité.
Je vais tout de même pouvoir regarder de haut ceux qui me jurent qu’un bon déménagement, il faut bien deux mois pour le préparer.
C’est juste parce qu’ils ont trop de choses.
Nous avons été débarrassés de l’essentiel des nôtres par la tempête de 1999.
Ça nous a permis de constater que ce n’était pas essentiel du tout...
Ce n’était que « des choses ».

Cela dit, lectrices chéries, nous sommes doués pour la mise en boîte...
Il ne nous reste, au pire, qu’une dizaine de cartons à faire.
Ce qui prouve que nous avons perdu quelques cartons au hasard de nos dernières pérégrinations...
Les meubles et armoires sont vides.
Dans les placards, ne restent que les vêtements suspendus.
Et ce n’est pas notre job, les déménageurs s’en chargent.
Comme de l’emballage et de la protection des tableaux, des équipements audio, vidéo et ordinateurs.
Nous sommes quasiment condamnés à errer dans un labyrinthe de piles de cartons, et ce pendant dix jours.
On est trop bon !
Dès mardi prochain, nous n’aurons plus d’accès Internet jusqu’au vendredi qui suit.
Nous n’avions finalement besoin que d’un peu plus d’une semaine pour mettre nos maigres possessions en cartons.
Cette semaine-ci nous verra j’espère, aller à une ou deux expositions. Nous réservons « Désirs et Volupté à l’époque victorienne » à notre ami dit « Nicolas le gamin ».
Les quelques jours de « vide » que nous aurons nous servirons à je ne sais quoi.
Mais non, pas ça... Pfff...
Ah ça, il est sûr, si nous avions trente ans de moins, on aurait passé notre temps à essayer de faire des bébés, c’est pas cher et ça occupe bien les journées, mais là...
D’abord, nos barbares font trop de désordre, ça gâche l’ambiance...
Plus que dix jours, lectrices chéries, plus que dix jours...
Et ils sont partis pour être animés.
Hier soir déjà, Heure-Bleue a envoyé au bain un des gamins quand nous sommes passés par le square qui nous amène chez nous.
Ça nous a permis aussi de constater que les plus gênés par la chicane, eh bien ce sont les mères qui vont au square avec leurs poussettes.
Même quand les pouvoirs publics veulent régler un problème de « nuisance de voyou » ils choisissent la méthode qui emmerde les honnêtes gens plus que les bandits...