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samedi, 05 octobre 2013

Le papy ruse...

Merveille, avec un mauvais goût très sûr, pique les vannes les plus nulles de son papy préféré et semble se les rappeler très bien.
Mieux, c'est à ça qu'on repère la future intellectuelle, elle les ressert à bon escient.
Il y a quelque temps, plus de deux ans, elle avait à peine quatre ans et, en veine de prouver sa vivacité, avait décidé de mesurer ma résistance aux coups. Evidemment, elle s’est fait mal en me donnant un coup sur la poitrine.
Heureusement qu’elle n’avait pas tenté l’estomac car mes abdos ont été remplacés par un coussin... Sensible le coussin...
En bon papy, pas avare d’ânerie je lui avais  alors dit « T’as vu ça, Merveille ? C’est froid l’acier, hein ? »
Puis nous sommes passés à autre chose.
Il y a environ deux semaines, nous sommes allés chez les enfants en sortant de chez le dentiste.
Merveille, histoire de me faire oublier qu’elle avait désormais une petite sœur voleuse de parents normalement rien qu’à elle et bien décidée à conserver votre serviteur pour elle toute seule, m’a traîné dans sa chambre pour me montrer je ne sais plus quoi et a commencé à m’embêter.
Quand j’ai pensé que ça avait assez duré, le lui ai dit « Merveille, ça suffit ! »
Vous savez bien, lectrices chéries, que si les enfants étaient aussi opiniâtres dans leurs études que dans l'art d'agacer, nous aurions au moins vingt prix Nobel par an en France.
Merveille a donc continué jusqu’à ce qu’exaspéré, après huit mille avertissements, je lui donne une légère tape sur une fesse.
Et là, si je ne l’avais pas été déjà, Merveille m’aurait assis.
Oui ! Elle m’a jeté fièrement « C’est froid l’acier, hein papy ? »
Cette petite me fait peur, elle a  non seulement l’art de taquiner mais semble avoir aussi été dotée du genre de mémoire qui cause bien des problèmes à l’école et ailleurs.
Cette caractéristique vient de quitter la lignée paternelle de la famille pour aller faire un tour du côté des filles.
J'en connais deux qui ne vont pas s'amuser tous les jours...
« Papa, tu te rappelles que l'année dernière tu m'avais dit que... »
« Maman, tu te rappelles que quand j'étais petite tu m'avais promis que quand j'aurai treize ans j'aurai le droit de... »
Je le sais, j'ai fait pareil...
Et l'Ours m'a fait tourner en bourrique avec des trucs comme ça.
Je leur souhaite bien du plaisir...